La 2e édition du prix Jérôme Adjakou Badou du meilleur journaliste d’investigation lancée par la Maison des médias avec le soutien de la Fondation Osiwa a rendu son verdict. La lauréate de ce concours, Falilatou Titi de Banouto, un journal en ligne, a reçu hier mardi 14 juillet 2020 son prix des mains de Dah Franck Kpotchémè, conseiller à la Haac au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée à l’auditorium de la Maison des Médias Thomas Megnassan.

L’éclat de la cérémonie a été rehaussé par la présence du Professeur Joseph Djogbénou, Président de la Cour Constitutionnelle et compagnon de lutte de feu Jérôme Adjakou Badou dont la mémoire est honorée à travers ce prix. Le fils aîné de l’illustre disparu et son épouse étaient aussi de la partie. Plusieurs allocutions ont été prononcées avant la remise du prix.  Alain Sessou, Directeur de la Maison des médias a mis l’accent sur ce que représente ce prix qui distingue le meilleur journaliste d’investigation au Bénin. Pour lui, il est question à travers cette initiative de montrer qu’il y a eu des références au Bénin en matière de journalisme. Et parmi ces références figure feu Jérôme Adjakou Badou qui a marqué la presse béninoise par les nombreuses initiatives qu’il a eu à prendre. Pour Alain Sessou, honorer la mémoire de Jérôme Adjakou Badou, c’est perpétuer ses œuvres. Et l’instauration d’un prix pour récompenser le meilleur journaliste d’investigation ne peut que constituer un meilleur moyen de parvenir à cette fin.

Profitant de l’occasion qui lui a été offerte, M. Alain Sessou a lancé un appel en direction de toutes les bonnes volontés pour la pérennisation de cette initiative dont les deux premières éditions ont été financées par la Fondation Osiwa. Il a aussi appelé à la réalisation d’un document qui compile les grands reportages et les enquêtes réalisés par feu Jérôme Adjakou Badou. Pour le long terme, il a appelé à la création d’une Fondation Jérôme Adjakou Badou.

La lourde mission de présentation de feu Jérôme Adjakou Badou a été confiée à François Awoudo. Ce fut neuf minutes de témoignage qui ont permis à l’assistance de découvrir le double visage de l’homme que la Maison des médias a choisi d’immortaliser par le prix de la 2e édition a été enlevée par la journaliste Falilatou Titi à travers l’article intitulé, « Mauvaise gestion des actes de l’autorité au Bénin: les chefs de quartier et de village piégés par un apparent vide juridique ». Selon les propos de François Awoudo, feu Jérôme Adjakou Badou est un journaliste chevronné et un juriste d’exception jaloux des questions de liberté. « Recevoir un prix qui porte le nom de Jérôme Adjakou Badou est un honneur », a dit François Awoudo. Dans son intervention, le Professeur Joseph Djogbénou a appelé les professionnels des médias à plus de professionnalisme étant entendu que la liberté de presse ne s’octroie pas mais se conquiert par les actes. Il a appelé les uns et les autres à s’approprier les vertus qui caractérisent feu Jérôme Adjakou Badou. Pour sa part, le Conseiller Franck Kpotchémè a dit toutes ses félicitations à la lauréate et surtout aux responsables de la Maison des médias pour cette initiative qui honore la mémoire de feu Jérôme Adjakou Badou. Il n’a pas aussi manqué de dire ses remerciements à la Fondation Osiwa. Particulièrement pour la lauréate, il lui a dit de tenir haut le flambeau et de travailler à mériter le prix qui lui a été décerné.

El-Hadj Affissou Anonrin

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