La décision du Ministre des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle qui exige « 30 heures de cours aux aspirants », n’est pas du goût des Organisations syndicales à savoir la Csa-Bénin, l’Unstb, la Csub la Cosi-Bénin, la Cspib et la Cgtb. C’est ce qu’ont fait savoir leurs Secrétaires généraux, à la faveur d’une sortie médiatique qu’ils ont animée le vendredi 02 octobre 2020 à la Bourse du travail à Cotonou.  A l’occasion, ils ont souhaité que le Chef de l’Etat initie une rencontre entre eux et ceux qui ont pris la présente décision pour trouver ensemble des mesures inclusives pour le bien de l’école béninoise.

« Trente heures hebdomadaires de cours pour un aspirant, en situation de classe, c’est trop », ont martelé les Secrétaires généraux des Centrales et Confédérations syndicales à savoir Csa-Bénin, l’Unstb, la  Csub la Cosi-Bénin, la Cspib et la  Cgtb, lors d’une conférence de presse, le vendredi dernier à la Bourse du travail. Pour Anselme Amoussou, sg de la Csa-Bénin, Apollinaire Affewé de l’Unstb, Christophe Houessionon de la Csub,  Clarisse Reine FandyGnahoui  de la Cspib, Noël Chadaré de la Cosi et Moudassirou Bachabi de la Cgtb, cette décision du Ministre de l’enseignement secondaire est  une « remise en cause de la réforme majeure du Gouvernement Talon axée sur la qualité de la prestation des enseignants. Le Ministre Kakpo rompt une fois encore la convivialité de nos échanges et impose une pénibilité au statut déjà précaire d’aspirant, remettant ainsi en cause l’option de la gestion conjoncturelle du chômage faite par le Gouvernement ». Cette décision traduit une préférence pour la quantité au détriment de la qualité. Dans la déclaration liminaire des Centrales et Confédérations syndicales lue par le Sg/Csa-Bénin Anselme Amoussou, les Organisations syndicales trouvent que les deux concepts évoqués par le ministre pour justifier une amélioration de conditions derrière cette augmentation de charge ne tiennent pas. « La prime de zones déshéritées à géométrie variable (la prime est indexée à l’allocation et non aux conditions de vie dans la zone), et le rétablissement de la norme par l’Etat (« violeur ») à travers la déclaration de nos valeureux et patriotes frères et sœurs aspirants au régime de sécurité sociale, comme si cela était facultatif, une générosité de l’Etat employeur », affirment les syndicats  dans leur déclaration. Elles ont aussi évoqué le volet lié à la bivalence qui selon elle, dans les conditions actuelles, sera un autre coup fatal à l’offre éducative au Bénin. A les entendre, cette augmentation de charge n’a pas été retenue lors des rencontres de la grande commission de négociations Gouvernement/Confédérations et Centrales syndicales. Les engagements pris au cours des négociations syndicales n’ont pas été respectés.  Il s’agit aussi d’une violation des textes dont celui signé par ce même ministre en novembre 2019 fixant la charge horaire à 20 et 22 heures. Pour ces syndicats, « Floué et enfermé dans un contrat précaire et aux contours nébuleux, l’aspirant devra désormais prendre une part active dans la mise en lambeaux du droit social et à la déshumanisation du métier d’enseignant ».  Valider une telle décision, c’est signer une fois encore la mort de l’école béninoise. Soucieux de souci, de ne pas voir l’école béninoise chuter davantage, ils invitent le Chef de l’Etat à ne pas « cautionner cette politique. Ils demandent au Président d’initier une rencontre entre eux et ceux qui ont pris la présente décision pour trouver ensemble des mesures inclusives.

Victorin Fassinou

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