La 3ème édition du Tuwaiq International Sculpture Symposium a eu lieu à Riyad en Arabie saoudite du 15 novembre au 10 décembre dernier.  Organisé par Riyadh Art, ce symposium est considéré comme l’un des plus grands projets d’art public du monde. Après une exposition de 04 jours des œuvres des sculpteurs qui y ont pris part, le premier prix de cette édition a été décerné à l’artiste Néo-zélandaise Anna Korver.

Placée sous le thème «La poétique de l’espace», la 3ème édition du Tuwaiq International Sculpture Symposium a regroupé vingt œuvres d’artistes saoudiens et internationaux. Lesdites œuvres se sont concentrées sur l’interaction entre la lumière et l’ombre. Pour le compte de cette édition, vingt(20) sculpteurs ont été retenus parmi quatre cent dix-huit(418) candidats issus de soixante et onze(71) pays. Tous les artistes sélectionnés ont été à Riyad, où ils ont créé leurs œuvres sur une période de trois semaines. Du 15 novembre au 5 décembre, à partir de blocs géants de marbre perlé noir et blanc importés d’Oman.  Les réalisations qui en découlent sont exposées sur place à Jax pendant quatre jours, jusqu’au 10 décembre. Le symposium, organisé par Riyadh Art, est considéré comme l’un des plus grands projets d’art public du monde. Il s’agit également de l’un des quatre mégaprojets de Riyad lancés par le roi Salmane Ben Abdelaziz le 19 mars 2019, qui font partie intégrante de la Vision 2030, dont la mission est de transformer Riyad en une ville durable et respectueuse de l’environnement. «Nous avons essayé de mettre à jour le projet cette année afin de le rendre plus grand et plus international à travers des ateliers, des comités et des programmes éducatifs», a déclaré à ‘’Arab News’’ Sarah Alruwayti, conseillère en projet architectural à la Commission royale pour la ville de Riyad et responsable de l’art de Riyad.  A noter que le premier prix de cette 3ème édition du Tuwaiq International Sculpture Symposium a été décerné à l’artiste néo-zélandaise Anna Korver.

Les impressions de la grande gagnante du prix

«  C’’est un évènement de sculpture qui se déroule à Riyad en Arabie Saoudite. J’étais au premier évènement à Riyad, il y a des années, j’y étais aussi cette année.  Pour moi, j’étais surprise d’être la  première  parce que c’est énorme, vu le niveau de l’évènement et la crème des artistes invités.  C’est grand aussi pour moi, parce qu’en Arabie Saoudite, parler de la femme,  ce n’est pas aussi simple ».a fait savoir l’artiste Néo-zélandaise Anna Korver après son sacre. A ses dires, de grands galeristes du monde, avaient été sollicités pour la sélection des travaux.Ils sont venus notamment d’Italie, de l’Amérique, l’Allemagne pour composer le jury.

De la séduction du jury sur la thématique du symposium

La poétique de l’espace, c’est le thème du symposium. Pour la grande gagnante, ses œuvres ont retenu l’attention du jury à cause de leurs originalités et le soin qui y sont mis pour leurs réalisations. Elle a pour désir de réduire au physique, quelque chose en trois dimensions. « Ils ont demandé que la sculpture soit modelée  dans un logiciel après sa sculpture était en trois dimensions et en même temps,  dans le physique comme dans le numérique, je n’étais pas sûre  d’être sélectionnée, mais j’ai envoyé ma candidature simplement  à la veille. Parce que j’ai travaillé un peu partout dans le monde et j’ai une idée quand même de ce qui pourrait être intéressant », a déclaré Néo-zélandaise Anna Korver.

Ce qu’il faut retenir de l’œuvre de Néo-zélandaise Anna Korver

« C’est le  marbre perlé noir et blanc importés d’Oman.Ma sculpture était trois différentes  sculptures sur une seule base, un socle, le total fait trois mètres de hauteurs, et deux mètres  20 sur les autres largeurs. La lumière de maison,  la tour de lumière. A propos de la femme, elle utilise l’architecture de la tour de lumière  parce que ça donne la tour de la sécurité, l’architecture,  pour réaliser sa femme. C’est à propos de la manière dont notre présence affecte  l’environnement, dans lequel nous vivons. Il y a une sculpture abstraite, qui  au-delà parce que c’est important pour moi, j’ai tellement voyagé que l’idée en avion se retrouve, l’idée de maison, c’est en elle-même.C’est différent maintenant, parce que c’est ici je suis au Bénin. J’ai posé mes pieds au Bénin pour signifier la sécurité et les trois femmes, l’idée d’être ensemble, la possibilité de penser qu’on est plus ensemble, la globalité, plus ensemble de se supporter les uns et les autres. «  Je dédie ce prix  à la femme parce que la sculpture est autour de la femme, parce que la femme est une partie de la population dans le monde. Car elle n’a pas de voix  et aussi à mon mari parce que son soutien est grand pour la réalisation de la sculpture. Son meilleur ami, Oriah Raplley. Rappelons que le mari de Néo-zélandaise Anna Korver est Sébastien Boko, un sculpteur béninois. Elle adore le travail de son mari qui également lui apporte un grand soutien dans ses œuvres. Elle souhaite même une occasion pour une grande exposition ensemble, « un travail de sorte complémentaire  comme nous faisons l’amour » va-t-elle conclure.

Victorin Fassinou