Le partenariat entre le Programme alimentaire mondial (Pam) et Choithrams, démarré,  depuis  2015, vient de faire cinq  ans.  Le mardi 8 septembre, cet anniversaire a été marqué. A l’école primaire publique  d’Agontimè dans la commune d’Athiémé, un zoom de quelques  fruits de  ce partenariat a été fait.  Des points faits, des réalisations enregistrées de cette union  Pam-Choithrams en cinq ans seulement  au profit du Programme national de l’alimentation scolaire intégré (Pnasi)  sont énormes.

L’école primaire publique d’Agontimè dans l’arrondissement de Kpinnou,  commune d’Athiémé est l’une des écoles  à cantine pas comme les autres.  L’approche   intégrée  du Programme national de l’alimentation scolaire intégré (Pnasi) est en marche dans cette école, grâce au Partenariat Pam-Choithrams. Dans cet établissement scolaire, il  est érigé une grande cuisine moderne,  un grand réfectoire dans lequel les apprenants prennent à midi leur repas chaud. Dans ce bâtiment, ils se reposent également  à des heures de pause.  L’Epp Agontimè  dispose environs 300 m d’un grand jardin qui fait la  production des produits maraichers utiles à la préparation des repas au niveau de la cantine scolaire.  A quelques encablures de l’école, se trouve un moulin à maïs, implanté par le partenaire,  qui moud  gratuitement le maïs  pour la cantine scolaire.  Le  groupement des femmes  « Venez voir » d’Agontimè a obtenu un appui de Choithrams pour le renforcement de ses  activités génératrices de revenus. A l’instar de l’Epp  Agontimè, dans le cadre du partenariat Pam- Choithrams, dix-neuf autres écoles du Bénin ont également  reçu un coup de pousse considérable à haut impact dans la mise en œuvre du Programme national de l’alimentation scolaire intégré. Ces écoles bénéficient de la construction d’une cuisine, d’un réfectoire, de l’installation d’un moulin, de la mise en place d’un jardin  scolaire, de forage pour les écoles n’ayant pas d’accès à l’eau potable. Ceci  pour renforcer les activités de leurs cantines. Ces  vingt écoles sont reparties dans trois départements à savoir Atacora (5 écoles dans la commune de Boukoumbé et 5 écoles dans la commune de Toucoutouna), l’Ouémé  (5 écoles) et dans le Mono (5 écoles dans la  commune d’Athiémé).  « L’apport de Choithrams dans la cantine scolaire  est considérable.  Avec 10 écoles inscrites sur la ligne de départ, les écoles bénéficiaires sont passées  à  20  lors de la  deuxième phase du projet  qui met en évidence l’approche holistique de l’alimentation scolaire.  Cette approche fait la promotion du  développement, en plus de l’alimentation scolaire des activités de jardinage de champ, des activités génératrices de revenus  avec la communauté pour renforcer  et renflouer la caisse  de la cantine. C’est également des activités de réfection  et de reconstruction  de réfectoire pour les écoliers »,  explique le Responsable des activités de la cantine scolaire dans le département du Couffo David Adomahoun.

Un moulin  pour l’école et la communauté

Dans cette deuxième phase du projet, il a  été initié l’acquisition de  moulin  aux  écoles pour permettre aux communautés de mener des activités génératrices de revenus  pour que dans un premier temps,  le maïs de l’école  puisse être écrasé  gratuitement dans ce moulin et que la communauté s’en serve  pour moudre leur maïs. Les revenus issus de cette activité sont utilisés pour motiver  celui qui s’occupe du moulin  et renflouer la caisse de la cantine afin de permettre au bon fonctionnement de la cantine.  « Cette approche est de  montrer  l’évidence aux communautés,  aux élus locaux  et même au   gouvernement , de savoir  que lorsqu’on parle de  cantine scolaire, on voit le réfectoire, une cuisine, un jardin, des enfants qui mangent à la cantine, des activités génératrices de revenus menées par les communautés  pour porter la cantine scolaire et promouvoir le bien être de leurs enfants », ajoute M. Adomahoun.

La gestion de jardin comme une exploitation agricole

Le processus d’installation du jardin a connu la participation de la communauté.  Les trois personnes qui sont en charge de cette activité, ont été désignées par la  communauté elle-même. Ces volontaires en charge de la gestion du jardin scolaire de l’Epp Agontimè sont régulièrement formés  sur les itinéraires techniques et sur la gestion de jardin comme une exploitation agricole par  la cellule de l’Atdr 7 d’Athiémé  pour une bonne gestion et durable  de ce jardin. Outre l’appui direct à la mise en œuvre de la cantine scolaire, le  Pam  a mis à  la disposition du jardin des semences, des grillages en fer métallique pour pouvoir sécuriser  le domaine de l’école  pour empêcher les animaux de venir détruire le jardin. Il  a également acquis pour l’école,  le système d’irrigation pour faire en plein temps ce jardin. « Ce site qui produit une diversité de légumes,  est  irrigué par le  lac Toho », confie  le président Ape de l’Epp Agontimè Francis Kounoudji.   Aux dires, de  Améyovi Godjan, de Faustin Akakpo et de Francis Kounoudji, tous volontaires en charge de la gestion du jardin scolaire de l’Epp Agontimè, ce  jardin scolaire mis en place à l’Epp Agontimè à Athiémé et la méthode participative de gestion rapprochent  la communauté de la cantine scolaire.

L’Impact à divers niveaux

Le but de ce jardin est de permettre d’avoir des produits frais, les différents types de  légumes   pour  préparer les repas aux enfants. « Les revenus issus du surplus sont divisées en trois parties. Une part sert à payer les trois personnes  responsables de la gestion  du jardin, une part est versée dans la caisse de la cantine  pour le fonctionnement de la cantine et la troisième partie sert à continuer à toujours acheter les semences, d’entretenir le générateur, d’entretenir le système d’irrigation  et de rendre durable  l’activité »., précise David Adomahoun.   L’apport de Choithrams dans la cantine scolaire et l’amélioration de la performance de l’école est immense,  ont témoigné l’écolier au CM1 Sam Agossou  et le directeur de l’Epp Agontimè Houessou Tété Ignace. « C’est une satisfaction parce que les enfants ont l’habitude de manger dans les salles de classe mais aujourd’hui ce n’est plus le cas. Aujourd’hui grâce à Choithrams, nous avons une cuisine qui va durer dans le temps puisque chaque année on reprend pratiquement la cuisine »  livre le Directeur Ignace Houéssou. « J’ai été très contente de l’arrivée de la cantine dans notre communauté. Nos enfants souffraient avant. Ma contribution était de mettre à disposition ce domaine où nous pouvons cultiver des légumes pour nourrir nos enfants » a confié Mme Améyovi Godjan.  L’autre volet du partenariat  Pam-Choithrams, c’est  l’appui aux activités génératrices de revenu.  A Agontimè, le groupement des femmes  « Venez voir », spécialisé dans la production de l’huile rouge, a obtenu un soutien de Choithrams pour le renforcement de leurs activités génératrices de revenus.  Le  8 septembre dernier, ce groupement, a reçu de ce partenaire des matériels de production.   Pour  la Vice-présidente du regroupement Kounoudji Yaba, l’appui  de Choithrams participe à l’autonomisation des femmes membres de ce groupement. Les  gains issus de leurs activités  pourront  participer à la vie de la cantine.    Précisions  que Choithrams (donateurs privés indiens)   injecte  750 mille de dollars Us pour les trois ans 2019 à 2021  pour soutenir le développement des cantines scolaires dans 20 écoles des départements de l’Atacora, du Mono et de l’Ouémé.

Victorin Fassinou

Le jardin qui permet d’avoir des produits frais utiles à la cantine scolaire
Le moulin acquis par le partenaire qui sert les communautés et l’Epp Agontimè

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