Les activités  entrant dans le cadre de la Biennale Ouidah 2022 se poursuivent.  L’un des points forts est l’ouverture, le lundi 08 août 2022, des journées d’études scientifiques à travers une  conférence inaugurale sur le thème « Vodun, du cultuel au Culturel, entre continuité et rupture ? ». La présentation de ce thème a été assurée par le sachant Dada Daagbo Hounon Houna II à la présence effective des responsables de Laboratoire arts contemporains, des garants de la tradition, des sages, professeurs d’universités et chercheurs…

Victorin Fassinou

L’objectif principal desdites journées d’études scientifiques qui se tiennent à l’occasion de la Biennale  Ouidah  2022, est de mettre en évidence la contribution du Vodun en tant que fait de civilisation au développement et au progrès social tant au Bénin qu’en Afrique et dans le monde entier. Se déroulant au Palais  royal de Dada Daagbo Hounon Agbessi Houna 2 à Agondji, dans la cité de Kpassè, les journées d’études scientifiques constituent une occasion pour les participants d’évaluer et de rendre plus visible le rôle du Vodun dans l’organisation de la vie des peuples noirs et d’identifier les voies et moyens de valoriser les savoir-faire ancestraux des communautés vodun : artisanat d’art, gestes, écologie et environnement. En effet dans sa présentation, Sa majesté Dada Daagbo Hounon Houna II a martelé  que le Vodun a évolué  au Bénin  en dents de scie tout en le considérant comme étant universel avec un caractère de l’infini. Selon  ses propos, c’est  une fierté  pour lui que le Vodun a pu résister aux différentes tempêtes qui, il s’en fallait de peu,  l’emporter. Puisque par le passé, les  dirigeants ont tenté de le bannir, mais se sont finalement rendus compte lors du cinquantenaire des indépendances que le développement de l’Afrique dépend intrinsèquement de sa culture.  A en croire le communicateur, le Vodun continue bel et bien aujourd’hui et il est une bonne chose. Puisqu’il est l’essence même de la formation professionnelle et la base de l’éducation. Par ailleurs, le Vodun détient une place du sacré.  La deuxième communication assurée par le Maître de Conférence en archéologie,  M. Didier N’dah, a porté sur ce point. Dans son développement du thème : « Le sacré dans les rites de passage du Nord Bénin », il a fait cas de plusieurs groupes socio-culturels du Nord-Ouest et du Nord-Est du Bénin qui ont recours à des rites de passage. Ces rites, pour lui, sont souvent associés à la métaphysique, au surnaturel, au magique et au religieux. Le Maître de Conférence en archéologie, a justifié que l’objectif des rites est de préparer l’individu à assumer pleinement sa place dans la société.  Notons qu’au cours des deux jours des journées d’études scientifiques, une dizaine de communications devraient être développées.