Le jeûne musulman démarré le dimanche 03 avril 2022  a pris fin hier lundi 02  mai 2022  par la fête du ramadan. Comme dans les autres localités du pays, les fidèles musulmans d’Agori et environs sous la direction de la première autorité spirituelle de la Mosquée Médine II d’Agori Plateau d’ Abomey-Calavi, El Hadj Moutawakil Boukari Malik, ont dit ensemble une prière sur la place Idi sise dans l’enceinte de l’Epp Finanfa. Au cours de celle-ci, l’Imam Boukari, a imploré Allah d’éclairer et d’assister le Chef de l’Etat, les membres de son gouvernement. Face à la cherté, l’Imam a appelé à des actions urgentes. Aussi a-t-il invité le peuple Béninois  et   les acteurs politiques en particulier, à la culture de la paix,  à la tolérance et au pardon. 

Victorin Fassinou

Conformément aux prescriptions du Saint Coran et en suivant le calendrier lunaire, tous les musulmans ont observé du dimanche 03 avril 2022 le jeûne qui a pris fin hier lundi 02  mai 2022 par d’intenses séances de prières. Chaque jour, ils ont eu à exécuter les cinq prières fondamentales car d’après le Coran, pour Allah, le mois de jeûne est le plus spécial parmi les mois de l’année. A cet effet, les musulmans ont fait preuve de pardon, de piété, de partage, de tolérance et de solidarité. Aussi, ont-ils eu à observer les différentes périodes qui composent ce mois du Coran. Ils ont eu à s’abstenir de tout ce qui peut souiller l’esprit. La fête de Ramadan d’hier lundi vient mettre un terme à ce temps d’abstinence et de jeûne. Au cours de la prière qui a lancé la fête, l’Imam Moutawakil Boukari Malik a imploré la clémence d’Allah pour toute la communauté musulmane et toute la nation Béninoise. Il a  prié Allah d’assister et d’éclairer nos dirigeants à divers niveaux afin que l’unité et la cohésion nationale soient renforcées, pour que la paix et la tranquillité règnent dans notre pays et que les pays qui vivent actuellement dans les troubles retrouvent la quiétude.  Dans son sermon, il a  déploré que les prix des denrées alimentaires continuent d’être hors de la portée tant des couches moyennes que les couches défavorisées dont le nombre ne cesse de se multiplier. Pour lui, cette flambée des prix des denrées alimentaires et la cherté de la vie doivent attirer particulièrement l’attention du Chef d’Etat afin qu’il revoit sa gouvernance sociale. Face à cette flambée des prix des denrées alimentaires, il a demandé aux  dirigeants de faire diligence afin que le panier de la ménagère connaisse une amélioration dans les mois à venir.  Il propose la  restauration des boutiques, témoin de l’Onasa.

Les forces politiques …pour  la restauration de la confiance réciproque

«  Pour construire notre pays, nous avions besoin de toutes ses filles et de tous ses fils c’est-à-dire la libération de tous les détenus politiques et le retour des exilés politiques. L’unité nationale nous préoccupe tous car les règlements de compte ne sont pas favorables à la paix et à l’unité nationale…. En vue de la réconciliation nationale, nos dirigeants à divers niveaux doivent prendre des mesures idoines destinées à renforcer la paix, l’unité nationale, à éliminer les germes de la haine et à se prémunir contre de nouvelles dérives. Ceci est un devoir dont ils ne doivent pas dérober. », a laissé entendre l’Imam qui invite le peuple Béninois en général et les acteurs politiques en particulier, à la culture de la paix, de la tolérance et du pardon.  « Sans la paix, sans la tolérance, sans la réconciliation, le développement n’est pas possible, étant entendu que les conflits d’intérêts engendrent la pauvreté », a-t-il fait comprendre dans son sermon avant d’encourager les forces politiques et sociales du pays à se tourner résolument vers l’avenir et à œuvrer pour la restauration de la confiance réciproque à travers un dialogue constructif, aux fins de la consolidation des acquis démocratiques.  L’Imam promet que les  dignitaires religieux vont continuer à  contribuer au développement du pays en général et en particulier dans le sens de l’inclusion sociale des différents acteurs politiques et de la réconciliation nationale. Pour finir, il a  demandé  aux fidèles musulmans de maintenir le cap dans la foi, de ne surtout pas retourner dans les mauvaises pratiques. Car durant la période du jeûne, ils ont  observé scrupuleusement les interdits et ils se sont éloignés des actes blâmables comme : la fornication, la médisance, le mensonge et la calomnie. Pendant les quatre semaines de jeûne, vous aviez multiplié les œuvres de charité et de solidarité envers les pauvres et les démunis. L’Imam  recommande de persévérer dans l’exécution de ces bonnes œuvres et surtout l’accomplissement des cinq prières quotidiennes aux heures prescrites et en groupe comme ce fut le cas durant le mois de Ramadan, où les Mosquées sont pleines de monde pendant les heures de prières et autres pratiques cultuelles telles que les prêches.