Comité des Droits de l’homme de l’Union interparlementaire (UIP)

Le Parlement béninois honoré à Genève

Le Parlement béninois présidé par l’honorable Louis G. Vlavonou vole de victoire en victoire. Il vient en effet d’être honoré à Genève en Suisse avec l’élection de l’honorable Nassirou Bako-Arifari au poste de Président du Comité des droits de l’homme des parlementaires de l’UIP.

 

Sur la ligne de départ de ce poste hautement stratégique se sont alignés plusieurs candidats. Mais à l’arrivée, les députés de l’UIP ont préféré jeter leur dévolu sur la personne de l’ancien ministre des affaires étrangères du Bénin sous le régime Yayi Boni pour présider le Comité des droits de l’homme de l’UIP qui s’occupe des cas de violation des droits des parlementaires dans les 173 pays membres de l’Union Interparlementaire.  Selon des indiscrétions et les documents que nous avons consultés,  l’UIP est la plus vieille organisation multilatérale du monde. Elle a été créée en 1889. Le Comité des Droits de l’homme a été créé en son sein en 1976 et a déjà traité des cas de violations des droits des parlementaires dans plus de 100 pays. Actuellement, 533 cas de plaintes provenant des 05 continents sont en traitement devant le Comité. Le Comité des droits de l’homme de l’Uip que va présider  pour la période 2020-2021 l’honorable  Nassirou Bako-Arifari, Maître de conférences des universités CAMES et député de la première circonscription électorale pour le compte des 5ème, 6ème, 7ème et 8 ème législatures du Bénin,  a pour objectif de protéger et de  défendre les députés victimes de cas de violation de leurs droits fondamentaux. Seul mécanisme international doté d’un tel mandat, il a fait ses preuves en matière d’assistance concrète aux parlementaires qui sont victimes de violences.  Le Comité se réunit trois fois par an pour examiner les cas en cours ainsi que les nouvelles plaintes dont il est saisi. Il organise des auditions, envoie des missions et participe aux procès en qualité d’observateur pour trouver des solutions et des réparations pour un parlementaire ou groupe de parlementaires. Le Comité délibère à huis clos, mais en principe, ses décisions – notamment ses appels à l’action, ses préoccupations et ses demandes d’information – sont rendues publiques. Lors des Assemblées de l’Uip, les positions du Comité sont approuvées et relayées par l’ensemble des Membres de l’Uip par l’intermédiaire de son Conseil directeur, soulignant par là même l’importance de la solidarité parlementaire pour que les victimes puissent obtenir une protection ou réparation.

 

El-Hadj Affissou Anonrin

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