La Table Ronde sur l’organisation de la commercialisation des filières d’exportation et de rente démarrée le mardi 14 juillet à Cotonou a pris fin ce jeudi 16 juillet 2020. Après trois journées de discussions et d’échanges, les perspectives sont bonnes pour les filières Cajou, Karité et Soja.

Comment faire pour offrir aux filières Cajou, Karité et Soja un cadre organisationnel et réglementaire favorable à leur bon épanouissement. Voilà les réelles motivations qui ont poussé le Ministère de l’Industrie et du Commerce (Mic), à travers la Direction Générale du Commerce, à organiser une Table Ronde de validation de textes qui doivent désormais servir de référence. La 3e et dernière journée a pris en compte essentiellement la filière Soja. Ces travaux ayant été à l’identique de ceux des deux journées précédentes respectivement sur les filières Anacarde et Soja. Il a été question de s’inspirer des expériences vécues en Tanzanie et au Mozambique (Cajou et Soja) pour amender et valider les projets de décrets pour la mise en place d’un Conseil et d’un Cadre organisationnel de commercialisation spécifique à chaque filière.

Au terme des travaux conduits de main de maître par Jean Bernard Favi, le Directeur Général du Commerce avec beaucoup d’autres expertises, notamment celle de Amzat Salami, Secrétaire général du Ministère de l’Industrie et du Commerce, des projets de décrets sont enfin disponibles pour suivre le reste de la procédure jusqu’à la signature finale du Chef de l’Etat en Conseil des Ministres.

Dès lors, son avènement permettra de mieux organiser la commercialisation au niveau des trois filières, et surtout d’offrir à chaque acteur de la chaîne des textes de référence pour son activité.

A la cérémonie officielle de clôture, la Ministre de l’Industrie et du Commerce a exprimé sa satisfaction pour la bonne tenue des assises, et surtout pour la moisson importante à elle présentée. Pour Mme Alimatou Shadiya Assouman, le Soja a un débouché sûr grâce aux accords avec la Chine et aux partenaires techniques et financiers qui croient en son potentiel, et que chaque acteur en tire profit de façon honnête. A l’en croire, chaque filière a son importance et il était indispensable d’écouter chacun, de discuter afin de structurer une fois pour toutes ces filières de rente. Car, le Gouvernement fait des efforts en termes de formation et d’accompagnement.

Option pour la transformation des produits

Donc, le Ministère de l’Industrie et du Commerce a l’obligation d’apporter sa contribution en valorisant les résultats de la production par la commercialisation et la transformation. La Mic a promis revoir les acteurs très bientôt pour faire avancer les réflexions. « En cette période particulière, les performances réalisées ne sont pas négligeables, même si les exportations n’ont pas été à la hauteur des espérances en raison des contingences du moment ». Elle garde espoir que la situation s’améliore davantage afin que les produits soient véritablement exportés. Toutefois, la Ministre Assouman a mis l’accent sur la transformation des produits pour une meilleure conservation, pour éviter les pertes, et surtout pour obtenir une valeur ajoutée, gage du développement et de l’épanouissement des acteurs des filières.

Pour mettre un terme aux travaux, la Mic a souhaité que les prochaines campagnes de commercialisation se tiennent de façon plus sérieuse, même si rien ne garantit qu’elles se déroulent sur la base des nouveaux textes. Le Directeur général du commerce a salué l’engagement et la détermination de la Ministre de l’Industrie et du Commerce. Pour lui, c’est déjà un gage que les résultats issus des travaux ne resteront point dans les tiroirs de son ministère. Mêmes sentiments de satisfaction du côté des participants qui ont reconnu l’opportunité de la Table ronde. Selon Toundé Irénée Yébadokpo, Secrétaire général de la Fédération  nationale des acheteurs des produits agricoles et tropicaux (Fenapat-Bénin), le bien-fondé de l’atelier n’est plus à démontrer. Les travaux ont permis d’harmoniser plus ou moins les points de vue, et surtout d’entrevoir l’avenir des filières de rente du Bénin avec beaucoup d’espoir. Pour Mme Mamatou Djafo, Présidente des femmes ramasseuses de la Fédération nationale des productrices d’amandes et de beurre de karité, c’est une occasion pour s’informer afin de se préparer aux nouvelles réglementations envisagées. Elle a toutefois exprimé son angoisse, même si le déroulement des assises et les sujets débattus avec sérieux et sincérité ont quelque peu dissipé ses appréhensions.

Ludovic Bodourin

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