Les députés de la 8e législature de l’Assemblée Nationale du Bénin se sont retrouvés hier mardi 5 janvier 2021 au Palais des gouverneurs en séance plénière. Ceci, sous la bannière du Président Louis G. Vlavonou. Au cours de ladite séance plénière, il a été essentiellement question du contrôle de l’action gouvernementale, l’une des deux missions que leur confère la Constitution béninoise du 11 décembre 1990 modifiée par la loi 2019-40 du 7 novembre 2019. 

En dehors de la question du Fcfa qui n’a pas été abordée à cause de l’absence du Ministre des finances, les députés ont entendu le gouvernement sur la recrudescence des cas d’accident sur la route Akassato-Allada, l’augmentation du taux de grossesse dans les collèges et le harcèlement sexuel dans le sous-secteur de l’enseignement supérieur. Les Ministres Hervé Hèhomey des infrastructures et des Tp, Kakpo Mahougnon de l’enseignement secondaire et Éléonore Ladékan Yayi de l’enseignement supérieur appuyés par leur collègue Séverin Quenum ont fourni aux députés les réponses aux questions qui ont été posées. Sur le dossier relatif à la recrudescence des cas d’accident, plusieurs députés ont jugé laconiques les réponses apportées par le Ministre Hèhomè…Patrice Nombimè, auteur de cette question d’actualité transformée en question orale avec débat est resté sur sa faim. Il en est de même des députés Orden Aladatin, Sina Gounou, Benoît Dègla, Sèdami Romarique Mèdégan Fagla qui sont allés au-delà des cas d’accident pour s’interroger sur les raisons qui pourraient amener à ne pas achever ce chantier routier alors que les études de faisabilité ont été faites et les ressources nécessaires mobilisées. « Si vous ne parlez pas, nous allons fouiller le dossier à fond en diligentant une Commission d’enquête parlementaire », a menacé l’honorable Aladatin qui pense que toute la lumière doit être faite sur les 102 milliards de Fcfa qui ont été mobilisés pour la construction de cet axe routier qui aujourd’hui n’est malheureusement pas achevé. Dans l’immédiat, l’ensemble des députés qui sont intervenus ont demandé au gouvernement de raser le terre-plein central qui est à la base des nombreux cas d’accident enregistrés…Sur la question du taux de grossesse dans les collèges, le Ministre Kakpo Mahougnon a présenté des statistiques qui font froid dans le dos. Il a aussi exposé les mesures prises par le gouvernement pour sensibiliser les apprenants, les parents et les acteurs de l’école pour lutter contre ce phénomène. Il a aussi fait un point des sanctions qui ont été prises à l’encontre des auteurs de harcèlement sexuel contre les élèves dans les collèges. Ce qui est gênant, a déploré le Ministre Mahougnon est qu’il y a certains parents qui s’opposent carrément à ce que des poursuites soient engagées contre ceux qui ont enceinté leurs filles. Ceci, selon lui pose un véritable problème. Les appréciations des députés après les réponses apportées par le Ministre Mahougnon sont globalement satisfaisantes. Mais ils ont insisté sur le fait qu’il est nécessaire de poursuivre la sensibilisation en mettant en place des stratégies novatrices qui vont permettent d’inverser la courbe de ce fléau…Les débats autour du harcèlement sexuel dont sont victimes les étudiantes dans le sous-secteur de l’enseignement supérieur ont été faits avec tout le sérieux qui sied. Des interventions des uns et des autres, on retiendra qu’il urge de corser les sanctions afin que disparaisse à jamais ce phénomène aux conséquences désastreuses sur la plupart des victimes.

El-Hadj Affissou Anonrin

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