A travers un arrêté préfectoral en date du 16 juin, Alain Orounla, l’actuel préfet du littoral n’autorise que deux personnes sur une moto. En outre,  le conducteur de l’engin et son passager doivent porter chacun un casque. Cette décision continue de susciter des questions dans le rang des populations du littoral. Les usagers de la ville de Cotonou plus précisément du quartier Patte D’oie en font également partie.

Freddy Cougbè-Zogan (Stg)

Atmosphère plus ou moins  décontractée, de la bonne humeur dans les regards, une ambiance festive dans le rang des conducteurs de Taxi-moto réunis en groupuscule sous des arbres, le mercredi 30 juin 2021. Quelques deux trois clients aperçus dans des restaurants en train de siroter leur boisson. Certains assis sur leur moto sous l’ombre des arbres à prendre du bon temps. Profitant de cette occasion, nous nous sommes rapprochés de ces derniers afin d’avoir leurs impressions sur l’arrêté préfectoral qui oblige toute personne remorquée par un conducteur de taxi-moto à se pourvoir de son casque. Face à cette décision les points de vue semblent visiblement contradictoires. Certains pensent que ledit arrêté a de forte chance de ne pas aboutir. « ça a été fait au Togo où on a vu que chaque conducteur de Taxi-moto avait deux casques mais les risques de maladies étaient grandissantes, c’est la raison pour laquelle ils ont arrêté », a laissé entendre un citoyen qui a préféré garder l’anonymat, avant d’ajouter : « C’est une décision zélée, il vient d’arriver et il doit dire quelque chose pour que les gens sachent que tel monsieur vient d’arriver ».  Le discours demeure le même chez un autre citoyen qui a également requis l’anonymat. « Cette mesure ne peut pas porter puisque avec les temps qui courent et l’ambiance qui prévaut actuellement dans le pays, l’heure n’est pas au port de casques», a souligné le conducteur de taxi-moto. Pour d’autres, tout le monde n’est pas fait pour le port de casques parce qu’il y a des gens qui souffrent de certaines maladies qui ne leur permettent pas de respecter cette décision. « Quelqu’un qui a une maladie du cœur ne peut pas se livrer à ce genre de chose », a déclaré un autre conducteur de Taxi-moto. L’étudiante Sabine Odjo  rencontrée dans les parages renchérit en ces termes : « Des personnes souffrantes de maladies cardio-vasculaires auront du mal à se mettre en règle ». Elle ajoute que même les conducteurs de Taxi-moto, ça les saoule. Ça fait que ces derniers en pleine activité peuvent s’évanouir et mettre la vie de leurs clients en danger. Ce point de vue est soutenu par Claude Gbaguidi, étudiant à l’université de Parakou. Pour ce dernier, il y a des gens qui naturellement ne supportent pas la chaleur. Pour d’autres encore, c’est une façon pour l’état de se faire du fric «  C’est un faux problème ». « L’Etat veut se faire de l’argent sur le dos des paisibles citoyens », a fait savoir le manutentionnaire Abdoul Bangana. Abondant dans le même sens, la revendeuse Jacqueline Amoussou affirme : « C’est pour vendre que l’Etat a fait sortir cette mesure ». D’autres par contre estiment que cette décision vient à point nommé suite aux différents cas graves d’accidents enregistrés sur nos routes «C’est une bonne initiative et l’objectif visé est bien aussi », a dit l’étudiant Marc Aurel. Un autre étudiant qui a requis l’anonymat n’est pas resté en marge de cette affirmation. « Cette mesure va aider à réduire les accidents dans la ville de Cotonou », a-t-il dit.

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