Dr Valentin Agon, Directeur général Api-Bénin, une industrie pharmaceutique de phytomédicaments et de médicaments génériques a reçu l’arrêté d’agrément de l’Etat béninois pour le compte de son Institut de recherche para-universitaire en santé et en industrie.  Ce sésame, selon lui, est un accompagnement politique  de ce qu’il fait depuis des années.

Boniface Kabla

« Je suis très heureux et reconnaissant au gouvernement du Bénin pour m’avoir donné cette autorisation, en tant qu’Institut universitaire de recherche et de développement en santé et en industrie ». Voilà ce qu’a dit Dr Valentin Agon après l’obtention du précieux sésame. A travers cet acte, le Directeur général de Api Bénin entend relever les défis qui l’attendent. « Je peux accompagner des chercheurs qui vont quitter l’idée pour obtenir le prototype, et de prototype pour obtenir le produit, de produit pour l’entreprise. Et de l’entreprise, ils iront vers les petites et moyennes entreprises. Pour Dr Valentin Agon, le défi à relever est celui de développer Apipharma. Ce secteur, selon lui, est le bras agissant d’Api-Bénin. « C’est ce que j’ai dit en 2010 que je vais créer une université de bricolage un jour. Ce n’est plus une université de bricolage mais une université où on peut créer en matière d’industrie. C’est une porte ouverte à des recherches de développement », a dit Dr Valentin Agon. Quant à son parcours sur la création de son entreprise, le Directeur général de Api-Bénin a fait savoir qu’il s’était lancé  le défi de faire une thèse dans ce domaine en créant une  industrie  de fabrication des médicaments à base des plantes. « Le 23 juillet 1995, ce rêve est devenu une réalité et nous voici en 2021 », a dit Dr Valentin Agon. En effet, depuis près de 30 ans déjà qu’il a commencé cette activité, c’est maintenant et en tant qu’Institut de recherche universitaire, que le Bénin lui donne un agrément. « Je parle en tant qu’universitaire et mon centre est devenu un Institut universitaire autorisé par l’Etat béninois, par le biais du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique  »,  a dit le Directeur général de Api-Bénin. Désormais donc, il peut traiter avec les autres universités de l’extérieur,  notamment ses pays d’adoption que sont le Canada et le Burkina-Faso. « C’est au Burkina-Faso que nous avons mené la recherche sur « Apivirine » contre le Covid-19 et le Gouvernement burkinabè  a apporté plus de 200 millions pour la recherche », a rappelé Dr Valentin Agon. Pour le compte de l’arrêté d’agrément que l’Etat béninois lui a décerné, le Directeur général de Api-Bénin  demande au Gouvernement de l’accompagner à aller encore plus loin. Je ne suis pas un chasseur de rats mais d’éléphants et de lions. Je vais au-delà de mes recherches. Il y a des universitaires qui se donnent de limites. Moi je vais loin », a conclu Dr Valentin Agon.

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