La 5ème édition du Festival Bôlou au Bénin a eu lieu hier dimanche 7 février 2021 comme à l’accoutumée à l’Espace « Même Père Même Mère » à Abomey-Calavi. Le Obi, dans son ensemble d’appellation, le rythme folklorique Bolou a encore retenti une 5ème fois encore à Abomey-Calavi en présence de milliers de filles et fils idaasha venus des 41 Collines de Dassa. L’ancien Directeur du port autonome de Cotonou Samuel Batcho à parrainé cette 5ème édition qui a été un succès pour les organisateurs.

Daniel Dassi

C’était la grande retrouvaille hier à l’Espace « Même Père Même Mère » d’Abomey- Calavi  entre les filles et fils idaasha et sympathisants. L’émotion et la joie étaient au rendez-vous lorsque les frères, sœurs, cousins et parents ; anciens amis ; anciens collègues; anciens élèves etc qui ne se sont plus jamais vus, se sont rencontrés autour de la danse traditionnelle Bolou. Un véritable moment festif entre les ressortissants du pays des 41 collines. Avant le démarrage de cette danse, les festivaliers ont eu droit à la dégustation de shombo, Ikàràèwà, Ikàràèkpà, Olèlè … accompagnée de la boisson locale shàparo. Ensuite vient la danse dans un brouhaha mélangé aux chants et rythmes folkloriques Bolou. Plus de cinq cent (500) personnes en mouvement de danse tournoyante. Des pas de danse mélangés, difficile d’identifier les acteurs des amateurs. On ne veut jamais en finir malgré la tombée de la nuit. Dans cette sublime organisation, la grande partie est reconnue à ce grand homme à Monsieur Akpo Okry Loth. Lui qui n’a jamais ménagé aucun effort pour la réussite parfaite du Festival tous les ans. Faut-il le rappeler, le Bolou est un rythme de l’air culturel idàashà reconnu en premier aux Chrétiens de l’Eglise Protestante Méthodiste d’ethnie idàashà. Le rythme Bolou comme le supposent certains spectateurs du fait de la manière de danse et de la nature des instruments musicaux, est bien loin d’une origine cultuelle endogène. Ce rythme a été le fruit de nos ascendants idaasha ayant fait leur aventure avec le peuple Mossi du Ghana. Il a été inventé par ses précurseurs dans le but d’agrémenter la célébration évènementielle au sein de l’Eglise Protestante de la région idàashà. Sa particularité est constatée dans la manière de jouer le grand tam-tam et la façon de faire les pas de danse. Le rythme Bolou reste et demeure jusqu’à nos jours, la danse choisie pour célébrer les moments de réjouissance et fêtes populaires dans tous les villages d’ethnie idàashà.

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