Les travaux du 5ème congrès ordinaire du  Syndicat National des Enseignants pour le Renouveau Educatif au Bénin (Synere-Bénin) se sont déroulés le  vendredi 06 août 2021 à la Bourse du travail de Cotonou. Ces assises qui ont connu l’élection du nouveau bureau exécutif national du syndicat, ont permis aux congressistes de faire réfléchir les participants sur le thème intitulé : « Le système éducatif béninois et la politique : quels impacts sur les performances ». 

Le Syndicat National des Enseignants pour le Renouveau Educatif au Bénin (Synere-Bénin), est un bel exemple du syndicalisme béninois. Cette preuve, il l’a encore donné à travers la tenue à bonne date de son 5ème congrès ordinaire tenu le vendredi dernier. Au cours de ces assises, les congressistes, ont eu à converger leurs idées pour rendre plus dynamique le syndicat et pour apporter de meilleures contributions pour le bien du secteur éducatif.  Le contexte social actuel est marqué par l’échec des négociations gouvernement/centrales syndicales et la «rupture du dialogue». Et pour apporter sa pierre à l’édifice, le Synere-Bénin a décidé de faire réfléchir les participants sur le thème intitulé : « Le système éducatif béninois et la politique : quels impacts sur les performances ».   Dans son mot, le Secrétaire général sortant  du Synere-Bénin, Anselme Amoussou a fait observer que le congrès national est un moment important dans le fonctionnement d’une organisation sociale. A ses dires, ce cinquième congrès, se tient dans  un contexte  difficile pour le syndicalisme mondial et surtout national. Contexte rendu volontairement contraignant par des décisions politiques ciblées mais je pense que cet environnement offre aux acteurs syndicaux des opportunités de défis. « Il   nous  faudra prendre le temps de la réflexion, trouver les ressources mentales pour réaliser l’unité d’actions et enfin agir intelligemment. A travers sa devise, le Synere-Bénin prend à son compte cette triple problématique : Unité-Réflexion-Action », a indiqué M. Amoussou qui a appelé les congressistes à analyser au mieux le contexte,  par le  sens  des  mutations en cours dans le pays et ailleurs, le sens des mutations dans le secteur éducatif  surtout, et en déduire la stratégie la plus efficace, les valeurs et principes et revendications essentielles à porter. «Nous devons continuer de dénoncer les lois négatives pour le social qui sont en vigueur dans notre pays. Nous devons continuer de nous opposer à toutes les errances dans les décisions politiques qui impactent notre vie d’agents publics et privés et qui sapent les efforts de performances du système éducatif national.  Mais comment le faire avec efficacité? Disons-le clairement,  il s’impose à nous syndicalistes en milieu enseignant, la nécessité d’une rupture radicale  avec  les  orientations  actuelles, les méthodes actuelles, les jeux actuels des acteurs. Allons vers un pacte intersyndical  nouveau, je dirai novateur. Le Synere-Bénin entend être parmi les pionniers de cette aventure. Les centaines de minuscules organisations syndicales engoncées dans des guerres de leadership du Memp, du Mesftp, du Mesrs ne seront jamais à la hauteur des attentes des membres.», a laissé entendre le Sg Amoussou à ses pairs.  A l’instar du représentant des inspecteurs du 1er degré et le secrétaire général du Synappec Bénin, Thierry Dovonou, et du porte-parole des syndicats de base de l’enseignement invités, Richard Ahouandjinou, le  secrétaire général de la Confédération des Syndicats Engagés du Bénin (Cseb) Martin Bakary a salué le parcours syndical du Synere Benin qui a d’après lui a trop apporté au secteur éducatif. Saisissant l’occasion, M. Bakary a vanté les mérites et les qualités du responsable moral du syndicat du Sg Anselme Amoussou.

Victorin Fassinou

Une vue partielle des participants au congrès

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