En quatre  ans seulement, la solution  au délestage que des gouvernements précédents ont cherché en vain est retrouvée sans bruit ni tambour, si l’on s’en tient aux réalités sur le terrain. Les Béninois ont tourné dos au délestage et voient concrétiser  progressivement l’indépendance énergétique du pays  tant souhaitée depuis des décennies.

Les performances enregistrées dans ce secteur stratégique et éminemment capitalistique donnent espoir et témoignent de ce que le Chef de l’Etat, en visionnaire, a eu raison en lui consacrant 10% des projets prioritaires.  Regard rétrospectif sur les gigantesques actions du président Patrice Talon et de son bras opérationnel dans le secteur de l’énergie, le ministre Dona Jean-Claude Houssou, qui ont sorti le Bénin de la crise énergétique. Porteur d’espérance, le Programme d’actions du gouvernement «Bénin révélé» a comblé les attentes dans le secteur de l’énergie. La quasi-totalité des projets et programmes ont été exécutés avec des résultats probants obtenus en moins de cinq ans. La situation énergétique du Bénin, autrefois marquée par des délestages de longues durées et dont les conséquences affectaient sérieusement les différents maillons économiques, s’est significativement améliorée. Ces actions ont permis de retrouver une plus grande indépendance énergétique, de réhabiliter, de moderniser et de renforcer le réseau électrique, de développer les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, d’augmenter significativement le taux d’accès à l’électricité et de rendre ainsi disponible l’électricité en quantité suffisante, en qualité et à terme aux coûts les plus bas possibles. Et quand le ministre Dona Jean-Claude Houssou clame que « désormais, l’énergie est au cœur du Bénin désormais terre d’opportunités grâce au président Patrice Talon », ce n’est pas ni un vain mot, ni de la mythomanie. Les indicateurs de performance ci-après expriment mieux cette réalité. Tenez ! Avec une capacité propre de production d’électricité de 0 Mw en 2016, le Bénin totalise aujourd’hui 180 Mw pouvant couvrir au moins 60% des besoins des ménages, artisans et industriels à la pointe. Cela, grâce à la construction historique de la centrale thermique dual fuel 127 mégawatts de Maria-Gléta inaugurée le 29 août 2019, la réhabilitation des centrales thermiques Wartsila de la Société béninoise d’énergie électrique pour 30 mégawatts et celle de la Turbine à Gaz de la Ceb d’une puissance de 23 Mw. Le gouvernement béninois a également signé des contrats de fourniture d’électricité avec des producteurs comme la VRA (Ghana) et Paras Energy et Transcorp Nigéria) qui viennent compléter la production propre. Ce qui a, d’ailleurs, permis de mettre fin à la location de 180 Mw de centrales thermiques mobilisées depuis octobre 2016. (Tous ses groupes ont été démobilisés déjà depuis fin 2019 comme prévu). Pour garantir l’alimentation en gaz de ces centrales thermiques, le Groupe Total, deuxième compagnie mondiale en gaz naturel liquéfié, a été sélectionné au terme d’une procédure d’appel d’offres international pour la construction dans le cadre d’un partenariat public-privé, d’une unité flottante de stockage et de regazéification (Ufsr) en plus de l’approvisionnement du gaz en provenance du gazoduc ouest africain. Outre cela, des travaux ont été menés sur le réseau de transport et de distribution permettant d’obtenir un taux de perte ( technique et commerciale) de 22,4% en 2020 contre presque 25% en 2015, soit un gain de près de 3 points sur  la période. Le gouvernement du Nouveau départ a également investi dans la modernisation et l’extension du réseau. Ainsi, la longueur totale du réseau Htb (Haute Tension 63 et 161 kV) a connu une augmentation de 66,35 % de tout ce qui a été construit dans le pays depuis 56 ans, sur la période 2016-2020. Elle est, en effet, passée de 1073 km après 56 ans d’indépendance en 2016 à 1785 km en 2020. La longueur totale du réseau Hta (Haute Tension 15, 20 et 33 kV) est passée de 5079 km en 2015 à 5696 km en 2020, soit une augmentation de près de 13 % sur la même période. Quant à la longueur totale du réseau BT (Basse tension), elle est passée de 5522 km en 2015 à 6807 km en 2020, soit une augmentation de 24 % sur la période. Entre autres, les avancées notables enregistrées dans ce domaine ont porté sur la construction des lignes d’interconnexions électriques 161 kV et 63 kV Sakété/Porto-Novo qui permettent de sécuriser l’alimentation en énergie électrique de la ville capitale, de Porto-Novo, la construction de la ligne d’interconnexion électrique 161 kV Onigbolo-Parakou longue de 260 km qui permet désormais d’alimenter directement le nord du pays en énergie électrique sans la faire transiter d’abord par le sud et le nord du territoire togolais comme ce fut longtemps le cas, la construction de la ligne d’interconnexion électrique 161 kV Parakou-Bembêrêkê-Kandi-Malanville longue d’environ 305 km avec les postes associés modernes et numérisés, et de la construction de la ligne de renforcement dorsale sud Ghana-Togo-Bénin en 330 kV.

Des centaines de localités électrifiées

Le Programme d’actions du gouvernement « Bénin révélé » dans le secteur de l’énergie n’a pas oublié les populations en milieu rural. L’électrification rurale, parent pauvre du système électrique béninois comme en général le cas en Afrique subsaharienne, a reçu une attention particulière. Au total, 324 localités ont été électrifiées, soit une augmentation de 18,25% sur la période. Aujourd’hui, le Bénin totalise 2099 villages électrifiés contre 1775 en 2015. D’autres travaux sont en cours d’achèvement, notamment la construction de réseaux électriques dans 17 localités rurales sur financement du Budget National et la mise en service en cours de 64 microcentrales solaires photovoltaïques construites dans diverses localités, la réalisation de divers ouvrages d’électrification rurale par raccordement au réseau et en hors réseau sur financement du Fonds d’Electrification Rurale et de la Facilité d’Energie Propre Hors Réseau du Mca-Bénin II. Sous peu, le ministre de l’Energie et les partenaires comme la Bad et la Bidc vont lancer des travaux d’électrification de 209 localités rurales (sur financement de la Bad), de 100 localités rurales (sur financement de la Bidc) et le projet d’électrification par système solaire photovoltaïque de 750 infrastructures sociocommunautaires dans les zones rurales du Bénin. Outre cela, avec l’appui du Pnud et du Fonds pour l’Environnement Mondial (Fem), le gouvernement du Nouveau départ va construire de nouvelles mini-centrales solaires photovoltaïques résilientes et procéder à l’installation de lampadaires solaires photovoltaïques au profit de diverses localités. S’agissant des projets de construction de centrales solaires photovoltaïques à raccorder au réseau de la Sbee, la sélection des entreprises devant exécuter les travaux a été effectuée, aussi bien pour celui de 50 Mw à réaliser par des producteurs indépendants sur quatre sites (Bohicon, Parakou, Djougou et Natitingou), que pour celui de 25 Mw à réaliser en Epc à Illoulofin (commune de Pobè) pour lequel la remise de site a déjà été effectuée et le démarrage des travaux est prévu pour janvier 2021.

Des actions hardies pour la maîtrise d’énergie

Dans le domaine de la maîtrise de l’énergie, les progrès enregistrés ont porté sur la construction de 153 biodigesteurs domestiques pour l’accès des ménages ruraux à l’énergie de cuisson, la mise en œuvre de diverses actions de maîtrise d’énergie (audits énergétiques de bâtiments administratifs) et de promotion de l’efficacité énergétique par l’installation de lampes d’éclairage public de basses consommations Led (8000 lampes d’éclairage public en cours de pose à Cotonou, Porto-Novo, Parakou et Natitingou). Aujourd’hui, le taux moyen d’électrification  (zones urbaines et rurales), est passé de 27.7% en 2015 à 30,6% en 2020, soit une augmentation d’environ 3%. Avec cette disponibilité du courant électrique, la Sbee a accru son nombre d’abonnés. Il est passé de 530. 628 en 2015 à 663.266 à fin 2020, soit une augmentation de 25%. Mieux, la durée moyenne des coupures d’électricité est passée  de plus de 75 heures en 2016 à moins 13,45 heures à fin 2020. Le délai moyen d’intervention en cas de panne, quant à lui,  est de 02 heures contre 10,6 heures en 2016.

La Ceb bientôt mise en gestion déléguée, la Sbee restructurée

En ce qui concerne la Ceb, les Chefs d’Etat du Bénin et du Togo ont décidé du changement de son objet social et de sa mise en gestion déléguée. Quant à la Sbee, elle a été mise sous gestion déléguée à travers la signature d’un contrat de gestion déléguée Manitoba Hydro International pour une durée de quatre (04) ans, après un processus d’appel d’offres international, afin de lui faire profiter des meilleures expériences ainsi que des outils de gestion et des pratiques de bonne gouvernance recommandées par les standards internationaux. Ses dettes ont été apurées. Et dans ce vaste processus de restructuration, l’Etat a signé avec elle un  nouveau contrat plan (2020-2023). Un nouveau Conseil d’administration a été mise en place avec l’adoption d’un règlement de service Avec les réformes en cours dans le secteur, la société distributrice du courant électrique a procédé à la généralisation des compteurs à prépaiement et la mise en place d’un mécanisme de paiement régulier et par anticipation des consommations d’énergie électrique de l’administration publique et des collectivités territoriales, sans oublier le paiement par mobile money d’achat de crédit d’énergie électrique. L’Agence Nationale pour le Développement des Energies Renouvelables (Anader) n’a pas échappé à ce vent de réformes. Elle a été dissoute et liquidée. Mais, la bonne nouvelle est qu’une autre société a vu le jour. Il s’agit de la Société Béninoise de Production d’Electricité. Son conseil d’administration est installé, et son directeur général nommé en conseil des ministres.

Le cadre juridique et institutionnel réformé

Dans le but d’assurer une bonne gouvernance, de garantir l’équilibre financier du secteur et la durabilité des investissements, ainsi que d’assurer le développement des énergies renouvelables et celui de l’électrification hors réseau, le cadre juridique et institutionnel du secteur a été réformé. Après quatre ans de mise en œuvre du Pag, la moisson est abondante. On note, en effet, l’adoption du Plan Directeur du secteur de l’électricité à l’horizon 2035, l’adoption de la politique nationale pour l’électrification hors réseau, l’adoption du Plan Directeur pour l’électrification hors réseau, la prise d’un décret portant réglementation de l’électrification hors réseau en République du Bénin, l’adoption du Document de Politique Nationale de Développement des Energies Renouvelables (Ponader) et celle en cours du document de Politique Nationale de Maîtrise de l’Energie (Poname) . De même, le Bénin s’est doté d’une nouvelle loi portant code de l’électricité en République du Bénin. Un plan tarifaire de vente de l’électricité de la Sbee pour les périodes 2020 et 2021 est déjà en vigueur. En termes de réformes, on ne saurait passer sous silence la mise en œuvre d’une nouvelle révision de l’accord international portant code bénino-togolais de l’électricité, l’adoption d’un décret fixant les normes minimales de performance énergétique au Bénin dans le cadre de la maîtrise de l’Energie, l’approbation d’une étude et d’un plan tarifaires de l’électricité.

Pourquoi continuer la dynamique

Face à ces résultats obtenus, il est plus que jamais nécessaire que la dynamique continue, pour sortir définitivement le secteur de l’énergie de l’ornière et assurer durablement des lendemains meilleurs à notre pays. En effet, en termes de perspectives dans le domaine de la production de l’électricité, le Gouvernement a engagé des discussions relatives au projet de construction en mode BOOT par un producteur indépendant (GENESIS Energy), d’une centrale thermique de 25 MW, extensible en cycle combiné à 40 MW à Maria Gléta. En ce qui concerne les projets d’aménagement hydroélectriques à vocation multifonctions (électricité, irrigation et gestion des inondations par la régulation des hauteurs d’eau pendant les périodes de crue) de Dogo bis (128 MW), de Vossa (60 MW) et de Bétérou (20 MW) sur le fleuve Ouémé, le dossier d’appel d’offres est en cours de préparation en vue de leur réalisation en mode BOOT. Dans le domaine du transport et de la distribution de l’énergie électrique, d’autres projets sont en vue. Il s’agit de la poursuite des études pour le renforcement de la ligne 330 kV Ikédja-Sakété, la poursuite des actions préparatoires au démarrage de l’exécution des travaux du projet d’interconnexion dorsale nord 330 kV Nigéria-Bénin-Niger-Burkina, du projet d’interconnexion 161 kV Natitingou-Porga-Dapaong et de certaines composantes prioritaires du Projet d’Accès Durable et Sécurisé du Bénin à l’Energie Electrique (PADSBEE), la mise en œuvre par la SBEE, avec l’appui de divers partenaires Techniques et Financiers (AFD, UE,BM, BAD, MCA-Bénin II, etc.) de plusieurs projets de modernisation, de restructuration, de renforcement, de densification et d’extension des réseaux électriq  dans différentes communes du Bénin. Dans une perspective de redonner vie à la SBEE, la société de production a été créée. Toutes ses réformes entreprises permettront d’atteindre une autonomie énergétique totale dans quelques années. Les souffrances de plusieurs décennies se sont transformées en satisfaction en 4 années seulement, même le meilleur reste encore à venir.

Junior fatongninougbo

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