Dans le cadre de sa vision de maintenir les enfants à l’école, le gouvernement béninois a pensé à l’extension du Programme national d’alimentation scolaire intégré (Pnasi) avec un montant de 153,8 milliards de Fcfa. Pour ce, au cours de l’année scolaire 2021-2022, d’ici avril la couverture nationale passera d’un taux de 51% à 75% ; 31.241.510.000 de Fcfa pour 2022-2023 et 29.010.000.000 de Fcfa pour chacune des trois années suivantes. Cette volonté du gouvernement de Patrice  Talon a séduit le Programme alimentaire mondiale dont le premier rassure déjà de ses capacités de tenir les charges. Puisque avec cette extension, l’effectif couvert passe de 650 mille élèves à plus de 900 mille écoliers bénéficiaires du programme pour près de 6.000 écoles impactées sur toute l’étendue du territoire. Pour mieux expliquer ses actions dans ce cadre, face aux professionnels des médias, le représentant résident du Pam, Guy Mensmin Adoua a indiqué qu’il faut une synergie d’actions pour atteindre les nouveaux défis fixés par le gouvernement du Bénin en matière de mise en œuvre du Programme National d’Alimentation Scolaire Intégré (Pnasi). Pour lui, il ne reste qu’à tirer profits de ces nombreuses années d’expériences pour assurer l’extension actée par le gouvernement. « Nous avons des équipes bien rodées pour cela », a-t-il rassuré. En matière de force d’actions, il a précisé qu’actuellement près de 80 personnes sont mobilisées sur le terrain en train de passer, sensibiliser, préparer les infrastructures et mettre en place les comités de gestion dans les écoles. « Depuis 2017, c’est cette expérience que nous avons acquise qui nous permet d’anticiper, de mieux nous préparer. Et ça se passe très bien », a-t-il ajouté.

Importance de la synergie d’actions

« Aujourd’hui, on parle des cas de cambriolage dans les écoles…pendant que les solutions sont là, voilà pourquoi nous pensons qu’il faut une coordination, un cadre d’échanges, de concertations, de communications pour comprendre là où il y a les problèmes et trouver des solutions ». Face à cette situation, il a insisté sur la synergie d’actions qui permettra d’atteindre les nouveaux objectifs fixés par le gouvernement. Il s’explique en indiquant que le Pam intervient dans le domaine de l’alimentation scolaire. Mais, à l’en croire, l’alimentation scolaire est liée à d’autres domaines tels que : l’eau, la santé, la production agricole, les questions de nutrition. Là où il y a des cantines scolaires sans eau, là où il y a des cantines scolaires sans hygiène, « on ne peut pas arriver à de bons résultats ».

Junior Fatongninougbo