La salle de délibération de la mairie de Djakotomey a servi de cadre, le samedi 20 juin 2020, pour le lancement de la cérémonie officielle du projet Halte aux violences basées sur le genre dans le respect des mesures sanitaires face au Covid-19. L’événement a été présidé par le Maire Bruno Fangnigbé en présence des leaders d’opinion, les professeurs, représentants de groupements de femmes, conducteurs et autres.

Étant donné que toute crise est précédée de préjudices sur tous les plans, le Maire, Bruno Fangnigbé, dans ses mots de bienvenue, a voulu s’assurer des dispositions pratiques prises par l’Ong Apasic pour faire face aux séquelles du coronavirus tout en invitant les participants à suivre religieusement le téléfilm et la communication afin de transmettre l’information aux populations qui ne se sont pas présentées en ce lieu. L’initiative est née de l’Association pour la Promotion de l’Action Sociale et des Initiatives Communautaires(Apasic) appuyée financièrement par le gouvernement du Canada agissant par l’entremise d’Affaires Mondiales Canada à travers le projet Voix et Leadership des Femmes. La quintessence du présent projet étant d’éviter la recrudescence des violences faites aux femmes au temps de la Covid-19, alors plusieurs procédés ont permis aux participants de cerner le contour. D’abord, à travers un téléfilm, il a été montré aux participants les diverses possibilités de transmission ou contamination de la pandémie du Covid-19 à travers les contacts et la non protection.    Ensuite, la seconde partie porte sur les types de violences telles, physique, psychologue ou morale, psychique, sexuelle et autres dont sont souvent victimes les filles et les femmes. Pour madame Solange Assiba Zotto, le projet, devant durer un mois, vise des objectifs spécifiques tels que: sensibiliser les femmes sur les mesures préventives, outiller les professeurs des collèges d’enseignement général, les représentants des conducteurs, groupements de femmes, jeunes et leaders d’opinion sur le respect des droits des femmes et filles en période de la pandémie de Covid-19 afin que  les violences dont étaient déjà victimes ces dernières ne soient pas aggravées. Comme résultats attendus, il faudra noter: « une sensibilisation généralisée de populations sur les mesures préventives de lutte contre le Covid-19 et sur le respect de droits des femmes pour une éducation nette des violences faites aux femmes et aux filles en cette période de la pandémie du Covid-19; Une bonne compréhension des mesures de lutte contre le coronavirus et le respect des droits des femmes et filles en période de covid-19 par les conducteurs de taxi-moto, professeurs, groupements de femmes, leaders religieux », a-t-elle ajouté. Étant donné que la paix n’existe que dans le dialogue, alors les couples doivent s’armer de patience, modération, courage et beaucoup  de communications pour se comprendre et sans occulter les comportements tels que la préparation psychologique, la compréhension, l’apprentissage à s’adapter aux situations, la tolérance, le pardon, la gestion rationnelle du foyer. Constituant la cible privilégiée, les professeurs doivent vulgariser les principes et enseignements allant dans ce cadre car les centres d’éducation sont chargés de transmettre et faire acquérir une telle priorité.

Aussi, les enseignants doivent s’approprier des règles barrières de lutte contre la Covid-19 et les faire respecter par les apprenants, échanger avec ces derniers pour s’informer de l’actualité au quotidien pour savoir quelles dispositions pratiques prendre.

Alphonse Koï, (Coll. Couffo)

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