C’est la journée d’hier mercredi 31 mars 2021 qu’a choisi le Comité des femmes des syndicats du Bénin affiliés à l’Uita (Cofesyb/Uita) pour célébrer en différé l’édition 2021 de  la Journée internationale des droits de la femme. Au Codiam à Cotonou, une journée de réflexion sur les droits de la femme au Bénin a été organisée à l’intention des syndicats affiliés au Comité. Le coup d’envoi des travaux de cette journée a été donné par le Vice Coordonnateur Comité national des syndicats du Bénin affilié à l’Uita (Conasyb/Uita), Siméon Dossou, à ses côtés, la présidente  du Cofesyb/Uita, Mme Nouratou Gambia.

Le Comité des femmes des syndicats du Bénin affiliés à l’Uita (Cofesyb/Uita) a marqué d’une  tâche d’huile  l’édition 2021 de  la Journée internationale des droits de la femme. Au Codiam, il a réuni les membres du Comité autour d’une journée  de réflexion sur les droits de la femme au Bénin autour du thème retenu par l’international l’Uita. Il s’agit de : « Peine et effective participation des femmes dans la prise de décision à l’échelle politique, élimination de la violence et autonomisation de toutes les femmes et les filles ».Au cours des travaux de la journée, les participants avant de passer aux débats, ont eu à suivre un panel qui a été animé par des personnes averties. Dans son mot à l’entame des travaux de la journée, la   présidente  du Cofesyb/Uita, Mme Nouratou Gambia a souligné que l’institutionnalisation de la journée dédiée à la femme tient du souci de se pencher sur les problématiques majeures qui entrainent la violation de ses droits et par ricochet freinent son plein épanouissement. A ses dires, cette journée est  une  journée de réflexion, d’évaluation des initiatives prises en faveur de l’amélioration de son statut en vue de plus grande implication dans la gestion de la cité. Elle a pour finir, appelé tous les membres du Cofesyb Bénin à focaliser toute leur attention pendant et après ces manifestations qui visent entre autres la mobilisation des travailleurs-euses pour promouvoir la non-discrimination et l’égalité. Ouvrant les travaux de la journée, le Vice Coordonnateur du Comité national des syndicats du Bénin affilié à l’Uita (Conasyb/Uita), Siméon Dossou est revenu sur l’historique de la journée. A l’entendre, au Bénin, l’égalité semble parfaite entre homme et femme mais c’est surtout dans la pratique et dans les us et coutumes que le problème se pose. « Cette partie majoritaire de la population est victime de discrimination, de violence de tout genre…Prenant en compte l’impact de la Covid-19, on se rend compte que les secteurs les plus impactés sont les secteurs à dominance féminine. », a déploré M. Dossou qui a appelé les participants dans leurs  réflexions, de trouver les pistes pour que les conventions 189 de l’Oit qui porte sur les travailleurs domestiques et la convention 190 relative au harcèlement et violence en milieu du travail soient enfin ratifiées par le Bénin ou tout au moins qu’ils puissent faire figurer dans leurs  conventions collectives ou accords d’établissement en négociation des dispositions de ces instruments internationaux dont la finalité est de protéger les femmes et leurs droits. « Nous avons du pain sur la planche…», a fait savoir M. Dossou qui a souhaité de bonnes réflexions aux participants.

Victorin Fassinou

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