La célébration de la journée internationale des migrants, édition 2021 a eu lieu le lundi 20 décembre à la bourse de travail de Cotonou. Une commémoration accentuée sur le droit à l’éducation des migrants au Bénin.

‘’Table ronde des acteurs du secteur de l’éducation pour une meilleurs prise en compte des droits des étudiants et scolaires migrants au Bénin’’. C’est le thème qui a marqué la célébration de l’édition 2021 de la journée internationale des migrants. Un thème assez évocateur qui vient rappeler que la question de migration est au centre des préoccupations de la Plateforme multi-acteurs de la migration au Bénin en collaboration avec la Fondation Friedrich Ebert Stiftung. Puisque selon les statistiques de l’Oit, 80% des causes de migration sont liées à la main d’œuvre. Pour l’institutrice point focal de la Plateforme multi acteurs de la migration au Bénin(Pmb), Yolande Adinsi, la présente commémoration marque l’adoption de la convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et les membres de leur famille du 18 décembre 1990. Elle est célébrée tous les 18 novembre de chaque année dans les Etats membres de l’Onu afin de « dissiper les préjugés » sur les migrants et de sensibiliser l’opinion à leurs contributions dans les domaines économiques, culturel et social au profit tant de leur pays d’origine que leurs pays de destination. A l’en croire, la migration est devenue un enjeu de développement pour tous les pays. Le Bénin étant caractérisé par une forte dynamique migratoire, des progrès substantiels ont été réalisés dans le développement de nouveaux cadres et législation et de mécanisme visant l’intégration aisée des citoyens de la Cedeao. Cependant la non application des protocoles est généralement constatée, notamment sur les questions relatives à l’éducation et à la formation. Même si le Bénin fait des efforts pour réduire les inégalités comme le recommandent les Odd notamment l’Objectif 10, il reste de nombreux défis à relever.  ‘’Il n’est pas rare de croiser des scolaires de même que leurs parents qui méconnaissent leur droit en tant que citoyens communautaires. Ce qui fait lire à de multiples atteintes’’ a-t-elle fait savoir. A ses dires, c’est fort de cela, que la Plateforme multi-acteurs de la migration au Bénin, avec l’appui de la Fondation Friedrich Ebert Stiftung a initié la présente activité.  La représentante résidente de la Fondation Dr Iris Nothofer soutient que l’éducation est un pilier central du développement d’un pays. Et l’accès équitable aux biens publics est la base d’une société juste et inclusive. Il est donc très important que des responsables, des autorités, des étudiants se mobilisent en ce sens afin de contribuer à la bonne gestion de politique publique d’éducation et de façon indirecte à l’amélioration des conditions de vie des communautés à la base. Houessou Blandine une migrante venue de la Côte-d’Ivoire a déploré les conditions d’accueil des étrangers pour les études au Bénin. « C’est important de participer à cette activité parce que lorsqu’on quitte un autre pays pour venir au Bénin, les conditions ne sont pas favorables. Par exemple sur le campus lorsque tu as le Bac étranger et tu viens au Bénin, tu dois payer plus que les autres. Et ce n’est pas du tout facile avant qu’on ne te reçoive. J’aimerais qu’on puisse traiter tout le monde de la même manière, qu’on soit égaux devant les situations que les locaux. Que tout le monde soit traité de la même manière », a-t-elle fait remarquer. Notons que cette journée internationale a été proclamée par l’Organisation des Nations-Unies depuis le 04 décembre 2000.

J.F

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