Avec le soutien technique et financier de la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique (African capacity building foundation-Acbf), l’Organisation non gouvernementale Initiative pour l’éducation et le contrôle du tabagisme (Ong Iect), a organisé le mercredi  18 août 2021, une conférence-débat suivie d’un déjeuner de presse à l’intention des professionnels des médias  et des acteurs des administrations territoriales. A l’occasion, les participants ont bien cerné la pente ascendante que prend le tabagisme au Bénin surtout au sein de la jeunesse. Ils ont tous souligné la nécessité de rendre effective l’application de la loi 2017-17 au Bénin. 

L’application de la  loi 2017-17 relative à la production, au conditionnement, à l’étiquetage, à la vente et à l’usage du tabac, de ses dérivés et assimilés en République du Bénin, préoccupe l’organisation non gouvernementale Initiative pour l’éducation et le contrôle du tabagisme (OngIect). La preuve, elle l’a encore donnée le mercredi dernier lors de son activité qui a réuni les professionnels des médias et les acteurs des administrations territoriales. Une rencontre qui s’inscrit dans le cadre du  projet de l’Ong Iect portant sur le  renforcement de capacités des administrations décentralisées et déconcentrées pour une meilleure application de cette loi. Elle a  permis aux  participants  de mieux comprendre la situation de la lutte contre le tabac au Bénin et d’appréhender la nécessité de l’application effective de la loi 2017-17. Pour y arriver, les participants ont eu droit à plusieurs communications. Il s’agit entre autres, de « l’historique de la lutte anti-tabac au Bénin » ; « tabagisme ; l’historique de la lutte anti-tabac au Bénin »,  « l’état des lieux de cette lutte dans le pays » ; « les implications de la nouvelle loi anti-tabac et les tenants et aboutissants »,  et « Arrêtés préfectoraux : les tenants et aboutissants ». Il ressort notamment de la communication de Dr Eugène Gbédji que la jeunesse est surtout la proie de l’industrie du tabac. Au Bénin, l’enquête Step 2008 révèle que la prévalence au tabagisme au niveau de la jeunesse est de 18%. Le communicateur a montré que l’industrie du tabac ne cesse de multiplier ses appâts à l’endroit de cette cible en élargissant par exemple la gamme des dérivés du tabac dont la chicha. Avec l’arôme et autres produits, le consommateur a l’impression d’être satisfait alors que cette satisfaction rime avec un degré plus élevé d’intoxication. Il a rapporté que la chicha contient deux fois plus de nicotine, 25 fois plus de goudrons et 11 fois plus de monoxyde de carbone, des produits nuisibles à l’organisme. Ceci expose cette jeunesse aux maladies comme l’Avc, le cancer, l’hépatite, la tuberculose, etc. « Le tabac fragilise et tue cette jeunesse », résume le communicateur qui a précisé que le tabac tue plus de huit millions de personnes par an dans le monde, d’après l’Organisation mondiale de la santé (Oms). « Si vous avez une jeunesse affaiblie par le tabac, c’est évident que l’avenir du pays est hypothéqué », dira Justin Gnonlonfoun, représentant du préfet de l’Atlantique à cette conférence-débat. « Le tabac est un drame social », renchérit le directeur exécutif de l’Ong Iect, Augustin Faton. Face à ce tableau, la loi 2017-17 obtenue après une longue lutte sur plusieurs années est reconnue comme un outil majeur pour sauver cette jeunesse, à en croire Augustin Faton. Cette loi prend en compte les dispositions importantes de la Convention cadre de lutte anti-tabac (Cclat). Malheureusement, l’application de cette loi n’est pas encore effective. Il est temps, plaide Augustin Faton, que les différents décrets soient pris pour faciliter l’application de cette loi. Toutefois, il est reconnu qu’il y a des efforts qui sont déployés par certains acteurs. Dans ce sens, l’Iect appuie les préfets dans leurs élans pour l’interdiction de la consommation de la chicha dans les espaces à usage public en République du Bénin. Ceci, par la prise entre autres, d’un arrêté à cet effet. Pour les encourager, l’Ong a distingué le préfet du Zou, Firmin Kouton, le premier qui a pris un tel acte préfectoral. La remise du trophée a eu lieu lors de la conférence-débat du mercredi dernier. Dans la même lutte, l’Iect embarque aussi les professionnels des médias pour, d’une part, le plaidoyer à l’endroit des pouvoirs publics et d’autre part, la sensibilisation de la jeunesse et de toute la population en général.

Junior Fatongninougbo

l’Ong distingue le préfet du Zou pour son engagement

 

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