Les travaux des ateliers de l’Industrie légale du tabac à l’intention  des Officiers de police judiciaire (Opj), des douaniers et des magistrats du ressort de la Cour d’appel   d’Abomey, de Parakou, et  de Cotonou, se sont déroulés du lundi 21 février au jeudi 3 mars 2022. D’importantes recommandations ont été formulées au cours de ces rencontres.

Junior Fatongninougbo

Ces ateliers organisés par l’Industrie légale de tabac ont permis de  définir ensemble les mécanismes efficaces de lutte contre ce fléau qui prend une ampleur inquiétante avec la montée du terrorisme transfrontalier. Ils ont donné l’occasion de  sensibiliser les décideurs publics de la nécessité d’intensification de la lutte contre le commerce illicite des produits du tabac en présentant les conséquences sécuritaires et économiques de ce fléau; leur présenter les législations et les réglementations portant sur les produits du tabac des pays de destination et améliorer la connaissance des acteurs de la lutte contre la fraude des modes opératoires des trafiquants. Ces assises ont également permis aux acteurs économiques, sociaux et judiciaires de comprendre, de connaître et de partager la vision du Gouvernement dans sa stratégie de lutte contre les infractions économiques, le terrorisme et le trafic de stupéfiants qui ont leurs principales sources entre autre dans le trafic illicite du tabac. Elles ont par ailleurs, été de définir ensemble les mécanismes efficaces de lutte contre ce fléau qui prend une ampleur inquiétante avec la montée du terrorisme transfrontalier. A la  clôture de ces ateliers, les participants ont reçu des attestations de formation. Dans son mot, le représentant de l’Industrie légale du tabac, Demba Dembélé a souligné que ces ateliers sont venus à point nommé pour éclairer les participants sur les enjeux, les pratiques et les acteurs de ce trafic et son impact sur la santé, les finances du pays et sa sécurité. Afin d’éradiquer ce commerce illicite et empêcher le financement des groupes criminels et terroristes, les participants ont formulé des recommandations au nombre desquelles : amendement de l’arrêté de transit afin de le renforcer et faciliter son application effective ; réajuster la loi antitabac pour l’adapter au contexte de lutte contre le financement du terrorisme ; renforcer certains articles du Code des douanes pour renforcer leur efficacité ; prendre les décrets relatifs à la mise en œuvre de la loi antitabac rénovée ; élaborer un plan commun à tous les services de répression afin de ramener le taux de prévalence de la contrebande au Bénin de 78% à moins de 5% et enfin la mise en place d’un comité de mise en œuvre et de suivi desdites recommandations. Dans son adresse, le Conseiller technique chargé du suivi des réformes institutionnelles au Ministère de la justice et de la législation (Mjl), Dr Régis Alban Madja a salué l’assiduité et les interventions des participants à ces ateliers. Selon ses propos, les doutes sont levés sur la nécessité de lutter contre le trafic au Bénin pour le bien-être des populations. Il a ensuite rassuré de l’engagement et de la détermination du Garde des sceaux et de l’ensemble du Gouvernement Talon à tout mettre en œuvre pour bannir définitivement le commerce illicite du tabac au Bénin.