Comme une traînée de poudre, la nouvelle de la démission du président Joseph Fifamè Djogbénou de la tête de la Cour constitutionnelle a été accueillie avec stupéfaction. Un acte que le désormais ex-président de cette juridiction constitutionnelle a justifié par le renoncement au confort institutionnel pour se réengager en politique. Dans une déclaration rendue publique hier, 14 juillet 2022, le jeune acteur politique de la 24e Circonscription électorale Marcel Nakpon a porté un regard  analytique sur cet acte historique. Pour Marcel Nakpon, Me Joseph Fifamè Djogbénou a pris une décision incommensurable. Et de ce fait, il constitue un exemple à suivre sur tous les plans. Les voix se sont levées de part et d’autre pour fustiger cette décision pourtant personnelle. Marcel Nakpon ne s’est pas empêché à encourager sur ce point l’ancien ministre de la Justice. «Quelques soient les critiques subjectives dont l’acte serait victime, je vous invite à comprendre que la critique est un impôt que l’envie perçoit sur le mérite. Puisque votre décision s’illustre bien dans cette pensée de l’orateur français Henri Lacordaire : ‘’Détruire l’ordre, c’est aussi détruit la liberté’’», a-t-il souligné. Refusant le confort institutionnel, le professeur Djogbénou entend s’adonner beaucoup en politique pour relever d’autres défis encore importants. Cet engagement justifie d’ailleurs la liberté dont jouit cette personnalité pour se consacrer à la chose politique et rester au plus près de sa base politique. Marcel Nakpon épouse bien cette démarche noble d’une personne avertie, consciente de son acte. «Oui, vous savez que votre liberté d’opinion politique vous est chère. M. Fifamè Djogbénou, digne fils du Plateau d’Abomey, soyez fier d’avoir posé l’acte, car cela relève d’une marque d’honnêteté intellectuelle. Sois le bienvenu car votre base électorale vous réclame», a-t-il conclu.

 

Joseph-Martin HOUNKPE