La Représentation nationale du Programme alimentaire mondial (Pam), dans son contact permanent pris avec les professionnels de la presse, a effectué hier mardi 15 décembre 2020 une sortie médiatique à son siège à Cotonou. A l’occasion, les différentes responsables de cette institution ont expliqué et partagé avec les professionnels des médias l’expérience du Pam  dans le processus d’achat des vivres locaux pour le compte du Programme des cantines scolaires au Bénin.

Programme, budget, procurement et logistiques. Telles sont les différentes étapes qui entrent en ligne de compte dans le processus d’achat des vivres locaux par le Programme alimentaire mondial (Pam) pour le compte du Programme des cantines scolaires au Bénin. Des explications données hier par les différents responsables impliqués dans ce processus, à la faveur d’une  conférence de presse organisée par le  Pam, la première étape de ce processus  qui est celle du « programme » évalue les budgets et communique les besoins. Le deuxième niveau qu’est le « budget » précise la pertinence des achats. La troisième étape « Procurement » quant à elle, identifie les fournisseurs et sélectionne les fournisseurs. La dernière étape « logistique », fait la répartition  des vivres tout en suivant les résultats et les rapports des laboratoires de contrôle et le traitement phyto sanitaire. Du Programme à logistiques, toutes les étapes qui entrent dans le cadre du processus d’achat des vivres,  sont rigoureusement suivies par l’équipe du Pam, ont confié les différents conférenciers responsables de chaque session concernée.  « Plus de 700.000 enfants sont nourris à travers le programme des cantines scolaires,  imaginez une intoxication alimentaire.  Donner à manger des repas sains aux enfants amène à mettre des garde-fous dès le début, c’est-à-dire dès l’achat des vivres. Nous avons à faire à des  enfants qui constituent une couche  vulnérable  à qui on doit présenter les repas sains et la nourriture saine pour leur permettre de construire leur corps », a expliqué le Représentant résident du Pam au Bénin Guy Adoua à l’entame de cette sortie médiatique.  A ses dires, le Pam a le devoir de partager avec l’opinion et tout le monde,  son expérience mais aussi tout ce qu’il fait sur le terrain. Cette conférence de presse  s’inscrit donc dans le cadre des rencontres que le Pam organise désormais avec les médias pour leur donner de la bonne information et  les impliquer plus afin de mieux renseigner et informer la communauté sur les activités qui se font sur le terrain. Cette rencontre est donc pour  faire savoir tout sur les achats locaux, comment sont-ils organisés et quelles sont les différentes étapes et  les  éléments qui sont suivis pour que ces vivres arrivent dans les écoles.

Des démarches en cours pour l’achat de l’huile locale…

Le programme alimentaire scolaire au Bénin se veut intégrer. Plusieurs secteurs sont directement ou indirectement liés à ce programme qui prend en compte le lien avec la santé des enfants, la production agricole, la protection sociale, l’eau et l’assainissement. Pour M. Adoua, s’agissant du secteur agricole, le programme prévoit, dans les conditions normales de livrer près de 20.000 tonnes de vivres chaque année. « L’idéale serait que ces 20.000 tonnes soient achetées au Bénin et c’est cela l’objectif du Pam.  En faisant ainsi, le Pam serait en train de booster la production locale agricole, de donner les opportunités aux paysans qui produisent en renforçant leurs capacités de production pour produire des vivres qui soient compétitifs sur le marché et qui obéissent au standard », a expliqué M. Adoua. A l’entendre, l’huile posait problème parce que le Pam doit offrir des repas sains. L’huile achetée doit contenir tous les éléments nécessaires, notamment la vitamine A et la vitamine D. Des contacts ont été pris avec des usines de fabrication  de production au niveau local. Il y a un travail qui est en train d’être fait pour s’assurer si le standard est respecté. « Si les normes sont respectées, l’huile sera également achetée localement. Nous allons le faire également pour le riz. Jusque-là, le riz offert provient de l’extérieur. Le maïs et le niébé s’achètent localement. Tout se passe bien. Le Pam veille au grain  au quotidien pour acheter à temps, contrôler la qualité, éviter les ruptures de stock, éviter des pertes afin de bien nourrir les enfants dans des écoles à cantines du Bénin.», a fait savoir le Représentant résident du Pam. A la clôture de la  rencontre,  le Chef Programme Eunice Nago a salué la participation de tous les journalistes présents et a souhaité que ce partenariat entre le Pam et la presse dure longtemps pour le bien des enfants, de la communauté et du pays en général.

Victorin Fassinou

Le Représentant résident du Pam Guy Adoua à l’entame de la conférence de presse
Les partenaires de la presse présents à la rencontre

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici