Les communes de Kalalé et de Ouèssè ont enregistré du  31 janvier au 5 février 2021, une opération interarmes de maintien de sécurité dénommé « Imonlèdé ». Au cours de leur visite les 4 et 5 février 2021,  le chef d’état-major général des forces armées béninoises, le contre-amiral Patrick Jean-Baptiste Aho et toute sa délégation ont été satisfaits des résultats. Du côté des populations, la satisfaction était également totale puisqu’elles ont reçu des soins gratuits.

Assurer un climat de paix et de quiétude dans les communes de Kalalé et de Ouèssè;  Traquer et neutraliser les hors-la-loi et les divorcés sociaux sources d’insécurité pour les populations puis débusquer et mettre hors d’état de nuire les réseaux de grand banditisme et de terrorisme opérant dans ces localités. C’est dans ce cadre que les éléments de l’Armée de Terre, de la Marine béninoise, de l’Armée de l’Air, de la Douane, de la Police Républicaine et des Eaux et Forêts ont tenu une action concertée faite de patrouilles, de mission de reconnaissance et de recherche de renseignements du Dimanche 31 janvier au vendredi 5 février 2021. Ceci à travers l’opération « Imonlèdé ».

Pour faire le point de l’opération, le commandant théâtre, Lieutenant Colonel Oladélé Valère Adanmassou a indiqué qu’en 6 jours, les unités du Groupement tactique interarmes ont sillonné la plupart des localités des communes de Ouèssè et de Kalalé. Pour lui, l’opération leur a permis de rassembler le maximum d’informations pour des interventions futures. Il n’a pas manqué de rassurer que l’opération a atteint les objectifs fixés par le Chef d’État-major de l’Armée de terre. « Après les 6 jours d’évaluation, je peux dire que je suis satisfait du niveau d’entrainement de nos unités qui ont fait preuve sur le terrain d’un grand professionnalisme. Les personnels se sont très bien comportés sur le terrain. Les patrouilles de reconnaissance et la recherche de renseignements voulues par la hiérarchie, toutes ces missions ont été exécutées avec professionnalisme », a présenté l’évaluateur de cette opération, le Lieutenant Colonel Faïzoun Gomina.

Lors de sa visite sur les terrains de l’opération, le chef d’état-major général des forces armées béninoises, le contre-amiral Patrick Jean-Baptiste Aho a été satisfait des résultats obtenus. « J’ai une très bonne impression de ce que nous venons de faire. Il s’agissait pour nous de tester nos capacités face à une opération de très grande envergure. Nous n’avons pas été déçus. » A-t-il fait savoir sa satisfaction. Pour lui, l’ensemble du personnel déployé, policiers, douaniers, forestiers, marins, aviateurs et ceux de l’Armée de terre, n’ont ménagé aucun effort. Ils ont été au-delà de leurs capacités physiques, émotionnelles, psychiques pour tenir dans le délai et faire face aux difficultés. Ils ont tenu ferme pour montrer que quelles que soient les menaces ; terrorisme, coupeurs de routes, etc. ; nous pouvons tenir. Mieux, il a indiqué que cette opération lui a permis d’apprécier ce qu’ils sont capables de faire même s’ils devraient avoir plusieurs fronts.

Des soins gratuits aux populations

Dans le cadre de cette opération, les populations ont bénéficié des soins de santé gratuits. Les cas les plus graves seront suivis pour la suite des opérations. Pour le chef de l’équipe médicale, Médecin Colonel Romuald Bothon, l’aide médicale gratuite est une action civilo-militaire. « Elle consiste pour le personnel de santé de l’armée à accompagner les militaires sur le théâtre d’une opération et d’apporter une aide médicale aux populations pendant la période de l’opération. Cela permet aux personnels soignants présents dans cette zone de se reposer et surtout de détecter les cas rares qui ont des difficultés à se faire soigner dans les centres hospitaliers régionaux, départementaux ou universitaires », a bien expliqué le médecin colonel Bothon avant  de reconnaître la participation de la population. Pour les cas rares, il a rassuré qu’un suivi se fera avec le centre hospitalier de Parakou et l’hôpital d’instruction des armées.

« Je ne me sentais pas bien depuis un certain temps. Je suis donc venue avec mes enfants qui ne se sentaient pas bien également. Nous avons été bien accueillis. Nous avons bénéficié d’une consultation, d’injections et de médicaments qui peuvent banalement valoir plus de 12 000 Fcfa. Je n’avais pas une telle somme d’argent », a reconnu dame Henriette Akpovi, une des bénéficiaires. Comme elle, Atrid Agbidinoukoun a reçu de soin pour son mal d’asthme qu’elle traine depuis. Elle a reconnu avoir été bien traitée d’où la satisfaction de son mal. Très  contente, elle a souhaité que telle opération se reproduise dans sa localité. Plus précise, Marceline Obalé dont l’enfant a été bien soigné, selon elle, propose que des opérations de cette envergure reviennent sur leur territoire au moins trois fois dans l’année.

Gilles G. Gnimadi

 

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