L’atelier d’identification des besoins en renforcement de capacités nationales avec les parties prenantes du Programme national d’alimentation scolaire intégré (Pnasi) se déroule depuis hier mardi 18 janvier 2022 à Cotonou. Prévu pour prendre ce jour, ce conclave entend rendre plus efficace et durable  le Pnasi pour le bien de l’école béninoise. C’est le Ministre des enseignements maternel et primaire Salimane Karimou qui a procédé à l’ouverture des travaux. Il était pour la circonstance assisté du Coordonnateur Résident du Système des Nations-Unies au Bénin, Salvador Niyonzima, du Représentant Résident du Pam au Bénin Guy Adoua, du Chef de l’unité de gestion des opérations du Cerfam (Abidjan) Christiani Buani et de la Conseillère régionale, responsable de l’unité alimentation scolaire au Bureau régional du Pam (Dakar) Karen Ologoudou.

Le Programme national d’alimentation scolaire intégré (Pnasi) a de beaux jours devant lui. En témoigne la tenue du présent atelier d’identification des besoins en renforcement de capacités nationales avec les parties prenantes du Programme national d’alimentation scolaire intégré (Pnasi). Cette rencontre qui connait la participation de tous les acteurs du programme gouvernemental d’alimentation scolaire. Durant les  deux jours d’échanges, les participants vont appréhender l’état des lieux de la mise en œuvre du programme des cantines scolaires dans son ensemble et faire une cartographie des besoins en renforcement de capacités.  Le Plan Stratégique Pays (Psp) du Pam au Bénin pour la période 2019-2023 place le programme des cantines scolaires comme une priorité stratégique pour l’atteinte des Objectifs de développement durable notamment l’Odd 2 relatif à la Faim Zéro. Dans son mot à l’ouverture des travaux, le représentant résident du Pam au Bénin Guy Adoua, a rappelé l’importance de cet atelier. «Pour quatre ans de mise en œuvre du Programme national de l’alimentation scolaire intégré (Pnasi) au Bénin, offrir un repas chaud aux enfants à l’école sur la base de produits locaux est un acquis. L’avenir des cantines scolaires pour les générations d’aujourd’hui et celles à venir dépend de tout ce qui sera mis en place pour sa durabilité. C’est ce qui explique les réflexions ouvertes à l’atelier d’identification des besoins en renforcement de capacités nationales entre le Programme alimentaire mondial (Pam) et les parties prenantes du Pnasi. Nous avons fait un pas dans la mise en œuvre du Programme national de l’alimentation scolaire intégré. Ce pas nous interpelle parce que tout ce que nous avons investi jusqu’aujourd’hui, nous devons le capitaliser », a laissé entendre le numéro 1 du Pam au Bénin. Mais avant il a attiré l’attention de tous les acteurs sur la nécessité de  positionner le programme pour en faire un moteur pour le développement local  parce qu’il ne concerne pas seulement des enfants. Il prend en compte la production agricole locale, les questions de santé, de nutrition, de protection sociale …Le Centre d’Excellence Régional contre la Faim et la Malnutrition (Cerfam) à Abidjan collabore avec le Bénin pour la consolidation du Pnasi. Depuis 2021, le gouvernement du Bénin a aussi sollicité l’appui technique du Cerfam pour appuyer ces renforcements de capacités dans le cadre du Pnasi au niveau institutionnel et opérationnel intégrant les processus d’élaboration, de planification et de suivi évaluation. Dans son mot, le Chef de l’unité de gestion des opérations du Cerfam (Abidjan)Christiani Buani, a félicité le gouvernement du Bénin pour son engagement et les progrès enregistrés dans le programme des cantines scolaires et pour ses stratégies visant l’élimination de la faim.  Pour la Conseillère régionale, responsable de l’unité alimentation scolaire au Bureau régional du Pam (Dakar)Karen Ologoudou, l’investissement dans le capital humain est parmi les investissements les plus importants que peut faire un pays.  Raison pour laquelle, elle a félicité le gouvernement du Bénin pour l’avoir si bien compris. « Le  renforcement des capacités nationales est une priorité pour le Pam au niveau global et un axe fondamental de notre stratégie régionale », a-t-elle précisé.

Nécessité d’investir dans les capacités locales et nationales

Saluant le succès du Pnasi, le  Coordonnateur national résident du Système des Nations-Unies, Salvador Niyonzima a indiqué  que le Programme du Bénin a désormais atteint une taille et une importance qui commande qu’on se penche sur sa pérennisation.« …Il me parait capital d’investir dans les capacités locales et nationales pour inscrire le programme dans la durée et garantir la qualité de ses résultats » a dit M. Niyonzima  pour qui cette rencontre, permettra de faire le point sur les progrès du programme, les défis qu’il faudra continuer à relever et d’identifier les besoins en renforcement de capacités des acteurs impliqués pour la réalisation des perspectives à venir. Pour le Ministre des enseignements maternel et primaire Karimou Salimane, l’ambition du Gouvernement pour le programme des cantines scolaires est grande. Et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle, il a décidé de reconduire le  Pnasi dans son Programme d’action du gouvernement (Pag 2), en affichant un engagement d’augmenter le taux de couverture des cantines scolaires de 51% à 75% à partir de 2022.  Le  bien être des écoliers béninois obligent donc les acteurs à se pencher sur la nécessité d’investir dans les capacités locales et nationales pour la durabilité des résultats et la qualité du programme. Une analyse de l’existant en termes d’expériences et d’acquis devrait permettre de dégager les gaps et de conduire vers une identification des besoins en renforcement de capacités institutionnelles en matière d’alimentation scolaire au Bénin, estime le Ministre qui a au nom du gouvernement a remercié tous les acteurs du Programme.

Victorin Fassinou