Le Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep) procède, les 26 et 27 août 2021, à la reddition des comptes en ce qui concerne ses performances agricoles de l’année 2020, à la faveur de la revue du secteur. Et en terme de comptes, le Maep aura globalement progressé en productions lors de la dernière campagne agricole. Puis, de nouvelles ambitions sont affichées.

Des avancées d’accord, mais il faut faire davantage. Mieux, voir plus grand. En effet, malgré les mauvaises conditions climatiques de 2020, le secteur agricole béninois a connu des avancées en matière de productions. 2020 a affiché une faible pluviométrie de 980 mm en 53 jours contre 1225 mm en 78 jours en 2019. Ce qui a négativement impacté les efforts déployés par l’ensemble des acteurs du secteur agricole, provoquant des niveaux de production variable suivant les cultures par rapport à 2019.  Seulement, ce constat n’a pourtant pas empêché les productions de connaitre des bonds. Ainsi, la production céréalière est passée de 2.177.787 tonnes en 2019 à 2.203.105 tonnes en 2020, soit un accroissement de 1,2%. Quant aux cultures industrielles, la production cotonnière a atteint un nouveau record d’Afrique en passant de 714.714 tonnes en 2019 à 731.073 tonnes en 2020, soit un taux d’accroissement de 2,3% ; la production de l’anacarde est passée de 130.276 tonnes en 2019 à 137.926 tonnes en 2020 soit un taux d’accroissement de 6% ; la production de l’ananas est portée à 362 964 tonnes en 2020, soit un accroissement de 3,6%.
Pour ce qui est de la production animale (viande, lait et œufs de table), il se dégage une production totale de viande estimée à 78 224 tonnes en 2020 contre 76 161 tonnes en 2019 (2,7% d’augmentation); une production de lait estimée à 128.415 tonnes en 2020 contre 125.145 tonnes en 2019 (2,54% d’augmentation) et une production des œufs qui est passée de 17.341  tonnes en 2019 à 17.902 tonnes en 2020. Les productions halieutiques en général sans les thons sont évaluées à 82417,40 tonnes en 2020 contre 89 248,9 tonnes en 2019. On note par contre la stagnation de la production des légumineuses autour de 586.470 tonnes en 2020 et des baisses des productions au niveau des racines et tubercules, qui est passée 7.955.450 tonnes en 2019 à 7.370.731 tonnes en 2020. Idem pour la production des cultures maraîchères. Il est enregistré une production de 706.346 tonnes en 2019 contre 634.167 tonnes en 2020.

Et maintenant, voir plus grand

De la progression dans plusieurs compartiments de la production mais des résultats encore loin des objectifs fixés par filière dans le Programme d’Actions du Gouvernement et de l’atteinte des ODD notamment en son indicateur «Eliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable » d’ici 2030, a nuancé le Ministre Dossouhoui. Nouvel enjeu, le Programme National de Développement des Plantations et des Grandes cultures sur la période 2021-2026. Il vise à optimiser la mise en valeur des terres cultivables et attirer des investisseurs agro-industriels nationaux et ou internationaux pouvant apporter une forte valeur ajoutée aux produits des filières du pays. Il est prévu la mise en place d’au moins 670.000 hectares de grandes plantations dans les douze départements du pays. Les cultures retenues sont l’anacardier (500 hectares), l’hévéa (100 hectares), le cacao (50 hectares), le cocotier (20 hectares). En terme de culture d’intérêt, il y a la banane plantain, le baobab, le pommier africain, la mangue, l’avocat, le karité, le café, le palmito, le ricin, le kénaf…Des investissements structurants seront faits pour donner un point d’appui aux acteurs désireux d’embrasser ces grandes plantations.
Et au Maep, c’est un nouveau challenge à remporter.

Gouv.bj

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