Face à la gigantesque manifestation des travailleurs du Bénin, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji a rassuré tous les Béninois, vendredi dernier, des efforts du gouvernement. Pour lui, chacun des Béninois doit comprendre que la situation de la vie chère est mondiale.

Gilles G. Gnimadi

Vie chère, l’effet est mondial, a rappelé le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji à la suite de la gigantesque manifestation des travailleurs, le même jour. «Les responsables syndicaux sont des intellectuels. Ce sont des gens bien. Ils savent très bien que ce qui se passe est de tendance mondiale ». Ainsi, a-t-il montré comment la situation est bien connue dans le monde des organisations syndicales du pays. Mieux, il a fait savoir que constamment le gouvernement est en permanence discussions avec ces organisations toujours dans le cadre d’atténuation des effets de cette situation d’ordre mondial. De ce fait, il a rappelé quelques actions du gouvernement qui ont permis aux populations de ne pas connaitre la forme grave de la cherté de vie qui s’observe même dans certains pays voisins qu’il n’a pas daigné citer. «Ils savent tous, les efforts que le gouvernement du Bénin fait pour que chez nous au moins, la flambée n’atteigne pas des propositions insupportables », a-t-il rappelé avant de montrer que :.
« Grâce aux efforts du gouvernement dans le domaine agricole par exemple, nos performances ont fait que malgré la pression que les pays voisins exercent sur nos productions, malgré l’impact de la situation mondiale sur les prix, quoique les prix qu’on observe, soient élevés, ils restent dans une proportion inférieure aux prix sur certains marchés de la sous région ». A-t-il également rappelé les mesures prises par le gouvernement pour éviter les sorties incontrôlées, pour taxer ceux qui viennent chercher et qui sortent frauduleusement par voies de terre.

Mieux, il a insisté sur l’action du gouvernement qui a consisté à contrôler le prix de certains produits alimentaires au cours du Conseil des ministres le 02 février dernier afin de prendre des mesures allant du paiement d’une redevance à l’exportation de certains produits à l’interdiction à l’exportation d’autres. « Le Conseil a marqué son accord pour l’instauration de redevances à l’exportation sur certains produits et l’interdiction de la sortie des intrants agricoles hors du territoire national. Le soja, le coton, le manioc transformé ou non, le karité, le riz paddy, l’igname (tubercule et cossette) et les noix de cajou sont ciblés », a précisé ledit Conseil des ministres.

Il est ainsi clair que le gouvernement du Bénin ne s’est pas croisé les bras face à la situation de cherté de vie. Plusieurs actions ont été menées toujours dans le cadre d’atténuation des effets de cette crise économique mondiale. Alors un peu de bémol s’impose dans l’action des organisations syndicale.