Démarrés depuis le lundi 04 avril 2022, les activités de la  2ème édition de la Semaine de l’énergie électrique (See) au Bénin se poursuivent. Hier , jeudi 7 avril 2022, les acteurs du secteur de l’énergie à la faveur d’un atelier tenu au Bénin royal hôtel à Cotonou, ont réfléchi sur l’état des lieux de la technologie de biodigesteurs au Benin : défis et perspectives.

Junior Fatongninougbo

La technologie de biodigesteurs, a de beaux jours devant elle au Bénin. En témoignent les recommandations et les décisions issues des travaux de l’atelier sur  l’état des lieux de la technologie de biodigesteurs au Benin : défis et perspectives.  En effet, le  Bénin est membre de l’Alliance pour le Biodigesteur Afrique de l’Ouest et Centre (Ab/Aoc) et à ce titre se doit de mettre en place des réglementations pour soutenir les pratiques innovantes dans le domaine de biogaz. Cette rencontre inscrite parmi les activités de la 2è édition de la semaine  de l’énergie électrique au Bénin, a réuni les des Partenaires techniques et financiers et les acteurs du secteur de l’énergie, plus précisément ceux des énergies renouvelables du pays et d’autres pays  qui ont participé en ligne.   Elle a permis à ces participants de faire des échanges sur les  enjeux liés à la promotion de la technologie des biodigesteurs, des solutions éprouvées qui existent adaptées aux réalités du pays et de la question de valorisation de l’expertise locale dans ce domaine. Cet atelier a également donné lieu d’identifier des facteurs clés à réunir pour amener les populations à choisir la technologie de biodigesteur, une technologie au triple avantage d’énergie de cuisson, d’engrais écologiques pour améliorer le rendement des exploitations agricoles et d’assainissement. Dans son mot, le Directeur général de l’agence béninoise d’électrification rurale et de maitrise d’énergie (Aberme) Jean-Francis E. Tchekpo, est revenu sur les objectifs de cet atelier. Un conclave, qui pour lui, va contribuer à une promotion à grande échelle de cette énergie renouvelable. Face aux effets néfastes des changements climatiques, trouver des solutions pour une meilleure gestion des ressources naturelles et de l’énergie est désormais prioritaire dans toutes les stratégies de développement des systèmes énergétiques. Pour le Ministre de l’énergie Dona Jean Claude Houssou, Président en exercice de l’alliance pour le Biodigesteur Afrique de l’Ouest et Central (Ab/Aoc),  dans un contexte où les combustibles à base de biomasse représentent plus 55,1% dans le bilan énergétique national et que l’offre de bois soutenable représente moins de la moitié de la demande en combustibles ligneux, occasionnant ainsi une destruction de 60.000 ha/an du couvert forestier national, il est temps que tous les acteurs concernés réfléchissent sérieusement sur les solutions alternatives à mettre en œuvre pour inverser cette tendance. Le présent atelier sur l’état des lieux de la technologie de Biodigesteurs au Benin, pour lui,  s’inscrit dans cette dynamique de recherche d’approches durables à mettre en place pour adresser cette problématique. A ses dires, le  Gouvernement de la Rupture afin de mettre en place un cadre global de planification et de coordination en toute cohérence des actions de promotion des énergies renouvelables a adopté le document de la Politique Nationale pour le Développement des Energies Renouvelables (Ponader) dans lequel il est prévu deux projets pour favoriser une mise à l’échelle de la technologie de biodigesteurs. Il s’agit du projet incitatif d’appui à la construction et l’exploitation des biodigesteurs par les collectivités locales et le projet de valorisation énergétique intégrée des déchets organiques dont leur mise en œuvre contribuera à porter à 41% d’ici 2030 la part de la population utilisant des combustibles modernes alternatifs pour la cuisson conformément aux objectifs du Plan d’actions National de la Bioénergie pour la période 2021-2030. Aussi, poursuit-il, pour soutenir la réalisation des objectifs de cette politique, le Gouvernement a prévu dans le Pag 2 2021-2026 une réforme phare relative à la mise en place d’instruments de financement des énergies renouvelables. Le ministre dans son adresse à l’endroit des participants , a exprimé le vœu de voir la rencontre accoucher  des solutions concrètes à mettre en œuvre pour entre autres, corriger le manque d’éducation et de formation sur la technologie des biodigesteurs ;corriger le manque de sensibilisation des populations sur les bénéfices liés à l’utilisation des biodigesteurs et renforcer l’acceptabilité sociale du projet ; et corriger le manque de coordination scientifique ;corriger l’inégalité d’accès technique et financier aux technologies d’Enr, à la concurrence entre technologies et à la qualité de l’information disponible.« L’adoption de la technologie des biodigesteurs contribuera significativement à l’amélioration des conditions de vie et de la résilience des populations rurales et périurbaines », a laissé entendre le Ministre Houssou avant d’ouvrir les travaux.