A l’instar des autres départements, le département de l’Ouémé a été aussi pris en compte dans le cadre de la tournée gouvernementale d’information et de sensibilisation sur la conjoncture économique actuelle et les mesures d’atténuation prises par le gouvernement. Les jeudi 12, vendredi 13 et samedi 14 mai 2022, six de ses communes, en l’occurrence Bonou, Adjohoun, Dangbo, Akpro-Missérété, Adjarra et Avrankou ont accueilli les émissaires du président Patrice Talon que sont les ministres Adidjatou Mathys, Dona Jean-Claude Houssou, Raphaël Akotègnon, Hamet Aguèmon et le Secrétaire Général Adjoint de la Présidence Aristide Djidjoho. Au terme de ces séances, la satisfaction est totale auprès des populations.

J.F

Elles sont plus qu’éclairées sur les vraies raisons de la cherté de la vie au Bénin. Les populations de Bonou, d’Avrankou, d’Adjohoun, de Dangbo, d’Akpro-Missérété et d’Adjarra ont été sensibilisées, les jeudi 12, vendredi 13 et samedi 14 mai 2022 par une délégation gouvernementale. En effet, depuis quelques temps, une hausse vertigineuse des produits de première nécessité est constatée sur le marché. Cette situation, selon la délégation gouvernementale, n’est nullement structurelle. Cette crise est conjoncturelle, notamment liée à trois principales raisons. La première est la situation sanitaire liée au Covid-19, notamment avec la reprise de l’activité économique qui s’est traduite par la demande de plus en plus croissante de la logistique pour le transport maritime des marchandises et la hausse des cours du dollar. A titre illustratif, la cheffe de la délégation gouvernementale, Adidjatou Mathys, a souligné que le fret venant de l’Inde est 6 fois plus coûteux aujourd’hui. La deuxième cause, c’est la guerre entre l’Ukraine et la Russie, deux géants des produits pétroliers et du blé. Selon le gouvernement, depuis le déclenchement de cette guerre, cette conjoncture s’est aggravée, car la Russie et l’Ukraine sont les gros producteurs de blé et de produits pétroliers. « Si la covid-19 a accentué des conséquences économiques lourdes, cette guerre est venue tout aggraver », a insisté la ministre de la fonction publique. Elle n’a pas manqué de préciser que la 3ème cause de cette conjoncture est liée à la baisse de la production dans les pays voisins. « A l’ensemble de ces facteurs, il convient d’ajouter la situation toute particulière du Bénin, pays frontalier à des pays sahéliens qui font l’objet d’instabilité et de déplacement des populations en relation avec des actes de terrorisme qui répriment toutes les activités agricoles, sans compter avec les effets néfastes du changement climatique dans ces pays, mettant la pression sur la production locale », a-t-elle insisté. Quant à son homologue de l’énergie, il a insisté sur les mesures prises par le gouvernement pour atténuer les peines des populations. Selon Dona Jean-Claude Houssou, le président Patrice Talon, qui a décidé de faire de son second quinquennat un mandat hautement social, n’est pas resté les bras croisés. Des mesures palliatives ont été prises. A l’en croire, ces mesures portent, entre autres, sur l’assurance maladie, l’accès aux services de santé de base, notamment la disponibilité et l’accessibilité de l’eau potable universelle dans les milieux ruraux, à moindre coût. « L’ensemble des mesures s’élève à plus de 80 milliards de Fcfa. A ces mesures s’ajoute le relèvement du Smig qui passe de 40 000 à 52. 000 Fcfa, qui est une décision unilatérale du gouvernement qui n’a pas attendu une quelconque revendication syndicale», a-t-il informé. Le Numéro 1 de l’énergie au Bénin n’a pas manqué d’insister sur l’accès et la disponibilité de l’électricité grâce aux importants investissements faits par le gouvernement. « Avec la guerre en Ukraine, le président Patrice Talon a donné des instructions fermes pour que le coût de l’électricité ne soit pas augmenté, mais qu’il reste le même que l’année dernière, malgré la hausse des intrants de production comme les combustibles. C’est une mesure sociale pour alléger les peines des populations », a-t-il martelé, avant de rajouter que le tarif social doit être particulièrement protégé en ces temps difficiles pour la population. Quant à son homologue de la décentralisation, il a rassuré des précautions prises par le gouvernement pour décourager les commerçants qui font de la spéculation. «Pour l’applicabilité de ces mesures, le gouvernement a organisé le contrôle des prix sur le marché. D’ailleurs, plusieurs indélicats se sont vu fermer leurs boutiques et certains, enfermés. Il y a aussi l’interdiction des sorties frauduleuses de nos produits vivriers. Il s’agit en l’occurrence du contrôle des prix sur le marché pour éviter la spéculation, dénoncer les agissements de certains commerçants qui font de la surenchère », a-t-il informé.

Les populations satisfaites

Aux préoccupations diverses de leurs interlocuteurs, les ministres Adidjatou Mathys, Dona Jean-Claude Houssou, Raphaël Akotègnon, Hamet Aguèmon et le Secrétaire Général Adjoint de la Présidence Aristide Djidjoho ont donné des éléments de réponses qui ont rassuré les populations de ces six communes du département de l’Ouémé déjà parcourues. Quant aux populations, elles sont rentrées satisfaites des éclaircissements fournis par les membres du gouvernement. Elles ont en revanche, rassuré le président Patrice Talon de leur soutien inconditionnel. Elles n’ont pas manqué de formuler quelques doléances, notamment la revalorisation des salaires, la valorisation des sites touristiques de la région, la construction d’infrastructures routières, les logements sociaux, l’amélioration de la situation des Aspirants au métier d’enseignant, la valorisation de la vallée de l’Ouémé et surtout la tenue des promesses contenues dans le Pag 2. Il faut noter qu’à toutes ces sorties, on a noté la présence effective des maires de ces communes, du préfet de l’Ouémé, Marie-Odile Akpotrossou, des députés de la 19ème et 20ème circonscriptions. A l’unisson, ils ont salué la démarche du gouvernement qui vise à éclairer les populations à la base. « C’est une initiative heureuse qui renforce la démocratie et l’Etat de droit », s’est réjouie Marie-Odile Akpotrossou.  Pour le maire d’Avrankou, par exemple, cette tournée est la preuve que le gouvernement est à l’écoute de sa population. Cette tournée se poursuit ce lundi, et le cap sera mis sur d’autres communes, Aguégués et Sèmè-Podji. L’Apothéose de cette tournée d’information et de sensibilisation est prévue pour ce mardi dans la commune de Porto-Novo.