Dans le cadre du premier tour de l’élection présidentielle du dimanche 11 avril 2021, les béninoises et béninois se sont rendus aux urnes pour accorder leur suffrage aux duos de leur choix. Au terme du processus électoral, le duo Patrice Athanase Guillaume Talon-Mariam Chabi Talata a cloué au pilori les deux autres duos en remportant la victoire dès le premier tour. Après la proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle par la Cour Constitutionnelle, des réactions des béninoises et béninois fusent de toute part. Au nombre de ces réactions, on peut citer celle de monsieur Toundé Seth Amon Dedehouanou, Ingénieur Ict – spécialité Télécommunications  et Secrétaire Général du Syndicat des Travailleurs des Ministères du Numérique, de la Digitalisation, de la Communication et de la Poste. Dans cette interview monsieur Toundé Seth Amon Dedehouanou a félicité le Chef de l’Etat Patrice Talon pour sa réélection et a saisi aussi cette opportunité pour égrener son chapelet de doléances.

  Monsieur Toundé Seth Amon Dedehouanou, la Cour Constitutionnelle vient de déclarer le duo Talon-Talata vainqueur de la Présidentielle de 2021. Que pensez-vous du retour aux Affaires de Patrice Talon ?

D’abord, je tiens, en mon nom et au nom de tout le personnel des Ministères du Numérique, de la Digitalisation, de la Communication et de la Poste, à adresser mes sincères félicitations au Chef de l’Etat pour sa brillante réélection.

En tant que partenaire social, je pense que le Bilan élogieux du Chef de l’Etat a fortement milité en sa faveur pour son retour aux affaires.

Monsieur Toundé Seth Amon Dedehouanou, vous parlez de Bilan du Président Patrice Talon, quelle a été son bilan de 2016 à 2021 dans le secteur de l’Economie Numérique et de la Communication ?

Tout est parti en 2016 d’un atelier appelé « Ennov Bénin » au cours duquel le Chef de l’Etat a réuni des experts locaux et internationaux pour définir les axes et leviers prioritaires d’intervention dans le secteur avec à l’arrivée l’ambition de faire du Bénin, la plate-forme des services numériques de l’Afrique de l’Ouest. Et pour mettre en œuvre les recommandations de cet atelier, il a défini six (06) projets phares pour le secteur et a créé des agences pour assurer l’exécution desdits projets.

A l’arrivée aujourd’hui, il faut noter qu’en dehors des réformes qui sont allées à terme, il y a eu des avancées majeures principalement tant sur le plan juridique avec le code du numérique, sur le plan infrastructurel avec le maillage du territoire en fibre optiques, et sur le plan des services numériques avec le portail national des services publics qui renseignent sur plus de 377 services.

Des efforts ont été également consentis pour l’amélioration de l’accessibilité des services numériques ainsi qu’à leur qualité.

A vous écouter tout a été donc parfait dans le secteur lors du premier mandat ?

Vous savez bien avec moi qu’aucune œuvre humaine n’est parfaite mais il est important de valoriser ce qui est bien fait engage d’encouragement. C’est pourquoi, je n’ai fait que ressortir les avancées majeures constatées.

Par contre, il faut avouer que la méthodologie de la gouvernance dans le secteur n’a pas été vite comprise dès le départ mais elle  est assimilée aujourd’hui.

Monsieur Toundé Seth Amon Dedehouanou, vous êtes un Ingénieur Ict, spécialité télécommunications avec plus d’une dizaine d’années d’expériences. Ce n’est plus un secret de polichinelle, le secteur du numérique est aujourd’hui un domaine porteur d’avenir. Quel appel avez-vous à lancer à l’endroit du président de la République Patrice Athanase Guillaume Talon afin que ce domaine puisse connaître un franc succès au grand bonheur des béninoises et béninois ?

 Il est une évidence aujourd’hui que le numérique ait envahi le quotidien des béninois qui sont devenus de plus en plus exigeants tant pour l’accessibilité et la qualité des services offerts. Au même moment, les investissements dans le secteur pour assurer une meilleure couverture et qualité de service étant estimés à l’ordre du milliard, l’Etat a du mal à y faire face seul et n’a d’ailleurs même pas la vocation à faire des affaires. Ce qui amène donc à définir un environnement favorable aux investissements et à leur sécurisation. Et pour réussir ce jeu d’équilibre des intérêts entre l’Etat, les consommateurs et les opérateurs ou entreprises du secteur, il est essentiel de définir une « smart règlementation ». Et c’est là, tout le secret du développement harmonieux du secteur. Ce qui nécessitera une collaboration étroite entre tous les acteurs, bien évidemment avec chaque acteur strictement dans son couloir, et une parfaite symbiose de travail sur les plans technique, juridique et économique.

Pour atteindre cet objectif tout en ayant des ressources spécifiques pour son exécution, nous sollicitons l’intervention du Chef de l’Etat pour la mise en place d’un « Projet phare pour la mise en œuvre d’une règlementation intelligente et dynamique du secteur des communications électroniques ». La « smart règlementation » sera donc le socle d’un développement harmonieux du secteur et les compétences locales et expérimentées ne manquent notamment au sein des Ministères du Numérique, de la Digitalisation, de la Communication et de la Poste pour accompagner le Chef de l’Etat à cet effet.

Monsieur Toundé Seth Amon Dedehouanou, vous êtes un syndicaliste de bon teint. Quelles doléances avez-vous à formuler à l’endroit du président de la République Patrice Athanase Guillaume Talon nouvellement réélu ?

Je voudrais réitérer mes remerciements au Chef de l’Etat au nom de tout le personnel des Ministères du Numérique, de la Digitalisation, de la Communication et de la Poste pour nous avoir sauvé de la crise sociale qui a secoué le Ministère en 2018-2019. Il était notre dernier recours, à ce titre, il a agi en bon père de famille.

Je suis convaincu que nos nouvelles doléances pour le prochain mandat seront à nouveau traitées avec attention. Elles sont relatives notamment :

  • à l’amélioration du cadre de travail du personnel ;
  • à l’amélioration de l’implication des ressources humaines des Ministères dans les activités stratégiques du secteur ;
  • à l’augmentation des ressources des ministères pour l’atteinte des objectifs assignés ;
  • à la définition de nouveaux acquis sociaux au profit du personnel dont les détails lui seront adressés dans un Mémorandum ;
  • au renforcement périodique des capacités des ressources humaines des Ministères.

 Votre dernier mot pour conclure cette interview.

Je voudrais une fois encore rassurer le Chef de l’Etat de la disponibilité effective du personnel à l’accompagner pour ce second mandat. Aussi suis-je convaincu qu’une amélioration de la gestion des ressources humaines dans le secteur fera fortement augmenter la performance des actions entreprises.

Je vous remercie.

Propos recueillis par Tossa KOSSOUGA

Journaliste indépendant

(Collaboration extérieure)

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