Désormais, la République du Bénin maîtrise mieux sa base agricole. Hier, mardi 25 janvier 2022, les résultats du recensement national de l’agriculture ont été présentés.

 

D’un coup global de 3. 021. 450. 235 Fcfa, la République du Bénin a réalisé sa base agricole bien renseignée. C’est le fruit du recensement national de l’agriculture dont les résultats ont été présentés hier.

A l’ouverture de la cérémonie y consacrant, le Président de la commission nationale de supervision du Rna, Alastaire Alinsato, Directeur de cabinet du ministre d’État chargé du développement et de la coordination de l’action gouvernementale a indiqué que l’agriculture est une activité séculaire qui a toujours rythmé le quotidien de nos ancêtres et qui aujourd’hui encore se révèle être un secteur prépondérant de notre économie contemporaine. Et ce comme le démontrent les résultats du premier recensement de l’agriculture présentés hier, a-t-il dit.  Quant au Représentant résident de la Fao, Obama Oyana Isaias Angue, il a  salué l’engagement du Bénin et sa détermination d’avoir initié et réalisé pour la toute première fois, le Recensement national de l’agriculture entièrement financé par le budget national. « La volonté du Gouvernement à se lancer dans ce vaste chantier et complexe s’est exprimée, dès lors, par la création d’une Direction de la Statistique Agricole. Ce cadre institutionnel bien pensé et opérationnel sous le régime actuel, travaille à la fourniture d’un service public essentiel, qui concourt au raffermissement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle », a-t-il reconnu. Pour lui, ces résultats apporteront des changements dans la perception des activités agricoles, des facteurs de productions mis en œuvre et des producteurs et productrices de nos contrées proches et lointaines qui s’investissant dans ce secteur qui est sans aucun doute le premier secteur réel de l’économie béninoise. « Aujourd’hui, le Gouvernement et ses partenaires ont à leur disposition un grenier d’informations fiables pour orienter les politiques, stratégies et programmes de développement du secteur agricole, se réjouit-il.

Pour mieux évaluer la richesse nationale

Aux dires du ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, Gaston Cossi Dossouhoui, l’idée de mettre en œuvre un recensement de l’agriculture dans notre pays remonte à des décennies. Et pourtant jusqu’à un passé récent, les chances de voir aboutir une telle opération se sont vues compromises après les multiples tentatives infructueuses. « Ce n’est qu’à partir de 2016 que le gouvernement de la Rupture sous le leadership éclairé du Président Patrice Talon, a fait résolument l’option de non seulement assurer de façon décisive le financement intégral de l’opération mais de travailler à sa mise en œuvre suivant les standards internationaux avec l’appui de la Fao. C’est donc le lieu de partager les premiers fruits de cet accomplissement dont l’ensemble du Gouvernement est fier et honoré » a fait savoir le ministre de l’Agriculture. A l’en croire, le Bénin était jusqu’en 2019, le mauvais élève de la zone Uemoa et pratiquement le seul pays à n’avoir jamais réalisé cette opération. Le Président Talon et son Gouvernement viennent de sortir le Bénin de la liste des pays africains inscrits sur le tableau sombre des pays à statistiques agricoles incertaines. « Pour se donner les meilleures chances d’atteindre les objectifs de l’opération, Le Gouvernement a en toute indépendance pris l’option souveraine de financer sur ressources propres intégralement l’opération qui lui a coûté 3. 021. 450. 235 Fcfa ». Pour lui, la réalisation du Rna contribuera à n’en point douter à mieux évaluer la richesse nationale imputable au secteur agricole et à fournir les données fiables à l’élaboration des politiques de développement agricole et les indicateurs sur les conditions de vie d’une grande partie des ménages de notre pays.

Quelques résultats du RNA

  • Population agricole : plus de la moitié de la population (926 539 ménages et 6 506 980 individus)
  • 913 000 exploitations agricoles avec en moyenne 3.3ha de terres aux spéculations végétales
  • 7 00 000 ha des superficies disponibles au sein desdites exploitations reste donc en jachère de longue date ou est inexploitée.
  • Moins de 4% de nos exploitations agricoles sont irriguées,
  • environ 12% d’entre elles pratiquent la mécanisation des travaux du sol
  • La production animale : 606 112 ménages
  • Production halieutique : 49 990 ménages exercent la pêche continentale ou maritime et quelques 3 464 autres élèvent les espèces halieutiques.

Junior Fatongninougbo