Il sera célébré le 12 juin 2022 la ‘’Journée de la Russie’’, considérée une fête nationale récente. Cette journée est l’expression du Symbole de l’unité et du destin partagé par le peuple russe.  La célébration de la ‘’Journée de la Russie’’ coïncide avec l’assaut militaire russe en Ukraine. En effet, l’offensive russe qui est en actualité dans ce pays, s’explique par un ensemble de faits déplorables qui ont une réponse de taille, selon le communiqué ci-dessous de l’Ambassade de Russie. Selon la Fédération de Russie, cette guerre provoquée par les pays occidentaux risque de perdurer si l’Ukraine continue de recevoir leur aide militaire. Lire le communiqué ci-dessous.

La Journée de la Russie et les nouvelles réalités géopolitiques

La Journée de la Russie, qui est célébré chaque année le 12 juin, est une fête relativement récente. Le 12 juin 1990, le Parlement russe a adopté la Déclaration de la Souveraineté de l’Etat qui a marqué le début de la Russie moderne. 

En effet la fête nationale d’aujourd’hui est un symbole de l’unité et du destin partagé par le peuple russe qui comprend plus d’une centaine des nationalités qui confessent différentes religions en vivant en paix pendant des siècles et aimant sincèrement sa Patrie. La Journée de la Russie marque la voie historique du pays au fil des siècles, ses réalisations et victoires, ses étapes cruciales et importantes.

        En 2022, la Russie célébrera cette fête face à une guerre hybride sans précédent déclenchée par l’Occident contre Moscou.Ce que nous observons maintenant en Ukraine est la quintessence de la stratégie occidentale: marginaliser la Russie, la retenir, arrêter le développement de notre pays, réduire son rôle dans la politique mondiale, l’économie, le sport, l’art, le commerce, la science, l’éducation. Nous assistons maintenant aux démarches sans précédent de nos collègues occidentaux. L’une des tendances fondamentales est le désir des États-Unis qui devient de plus en plus évident ces derniers temps de revenir à un monde unipolaire.

L’exemple de l’Ukraine illustre bien les conséquences de cette politique américaine. Les ultranationalistes et les néonazis qui ont pris le pouvoir à Kiev en 2014 suite au coup d’État soutenu par l’Occident ont déclenché une véritable terreur contre sa population.Pendant toutes ces années, le régime de Kiev menait une politique de dérussification agressive et d’assimilation forcée. On fait clairement comprendre à ceux qui se considèrent comme Russes et voudraient conserver leur identité, langue et culture qu’ils n’appartiennent pas à l’Ukraine. Vladimir Zelenski les a qualifiés de « spécimens » en suggérant de dégager en Russie. Il a initié l’adoption de la loi sur les peuples autochtones où il n’y a pas de place aux Russes qui vivent depuis des siècles sur ces territoires, ce qui est tout à fait dans l’esprit de la législation de l’Allemagne nazie. La langue russe est chassée des écoles et des universités, du secteur public et de la circulation quotidienne. Il n’est pas rare de pouvoir perdre pour le droit de parler sa langue natale son travail, sa santé et même sa vie. Imaginez-vous que l’Irlande interdise l’anglais, la Belgique le français, la Finlandele suédois. C’est simplement impossible à imaginer. L’attaque de front contre la langue russe en Ukraine ne suscite pas le rejet en Occident éclairé, certains l’encouragent même.

        Toutes ces attaques massives et systémiques contre les droits et les libertés, et l’imposition continuelle du néonazisme se déroulent avec une complaisance flagrante des États-Unis, du Canada, des pays de l’UE, qui se proclament hautainement « modèle de démocratie ». Les mécanismes internationaux de protection des droits de l’homme de l’Onu, du Conseil de l’Europe et de l’OSCE se sont également retrouvés sous leur pression sans appel, qui, pendant toutes ces années, n’ont pas trouvé le courage de réagir en adéquation à l’arbitraire scandaleux en Ukraine.

Vu la grossière violation des droits des citoyens russes et russophones de l’Ukraine, la guerre déclenchée contre eux il y a huit ans avec tous les signes d’un génocide, le refus obstiné de l’Occident de rappeler les autorités ukrainiennes à l’ordre et l’absence de toute réaction des structures de l’Onu, de l’OSCE et du Conseil de l’Europe, la Russie ne pouvait pas rester à l’écart du sort du Donbass de 4 millions d’habitants. Le Président Vladimir Poutine a décidé de reconnaître les républiques populaires de Donetsk (DNR) et de Lougansk (LNR) et, en réponse aux requêtes des dirigeants des DNR et LNR, a lancé une opération militaire spéciale pour défendre leurs habitants conformément aux accords d’amitié et d’entraide signés avec ces républiques. L’objectif des actions russes consiste à sauver les gens en remplissant ses engagements d’allié ainsi qu’à démilitariser et à dénazifier l’Ukraine pour qu’une telle chose ne se reproduise jamais. C’est d’autant plus d’actualité que ce pays est aspiré dans l’Otan, le régime actuel est alimenté en armes d’attaque, alors qu’il a ouvertement formulé des revendications territoriales à la Fédération de Russie, menaçait d’utiliser la force et se doter d’un potentiel nucléaire militaire.

Il faut souligner qu’au cours de l’opération militaire spéciale menée en Ukraine les forces armées russes n’effectuent pas de frappes de missiles, d’aviation ou d’artillerie sur des villes du pays, elles neutralisent l’infrastructure militaire, les sites de défense antiaérienne, les aérodromes militaires et l’aviation militaire ukrainienne. Personne ne crée exprès une menace pour la population civile.

La Russie continue d’attacher la plus grande importance à l’acheminement de l’aide humanitaire aux RPD et RPL, et dans les régions libérées de l’Ukraine où environ 22.000 tonnes de cargaisons humanitaires ont été déjà livrées. Le ministère russe de la Défense annonce quotidiennement l’ouverture de couloirs humanitaires afin d’assurer l’évacuation en toute sécurité des civils vers l’est et l’ouest. Malgré le blocage de l’évacuation vers la Russie par Kiev, environ 1,4 million de personnes, dont 240.000 enfants, ont atteint le territoire de notre pays. Plus de 2,7 millions de personnes ont demandé leur évacuation en Russie, RPD, RPL ou dans les régions libérées.

Les États-Unis et leurs alliés de l’Otan font tout pour prolonger l’opération militaire spéciale en Ukraine et la rendre la plus sanglante possible. Plus de 30 pays, principalement les pays de l’Alliance, fournissent une assistance militaire à l’Ukraine, ce qui signifie des dizaines de milliards de dollars, craignant la défaite complète de l’armée ukrainienne. Les armes continuent de parvenir en Ukraine comprenant maintenant l’artillerie lourde et des systèmes de lance-roquettes multiples (une question se pose sur la démocratie et ses lubies). Dans le même temps, l’Occident considère qu’il n’est pas possible de suivre les armes jusqu’à l’utilisateur final et garantir que ces armes ne soient utilisées que par les forces armées ukrainiennes. Ces armes risquent de tomber entre les mains de groupes criminels partout dans le monde.

La promotion du nationalisme ukrainien par les sponsors occidentaux radicalise davantage les combattants en Ukraine, parmi lesquels un nombre croissant de mercenaires étrangers. Tôt ou tard, ces mercenaires retourneront chez eux (si le destin leur est favorable), où ils vont appliquer l’expérience militaire acquise dans des zones de combat.

L’opération militaire spéciale se poursuivra en dépit du soutien de l’Occident à l’Ukraine. Tous les objectifs, qui consistent à protéger les RPD et RPL, à démilitariser et dénazifier l’Ukraine et à éliminer les menaces pour la Russie, seront atteints.

Depuis le début de l’opération militaire spéciale, la Russie a déjà livré aux RPD et RPL, et dans les régions libérées de l’Ukraine environ 22.000 tonnes de cargaisons humanitaires