Pour une meilleure  coordination de la mise en œuvre des projets/interventions conjointes dans plusieurs communes du Bénin, le Programme alimentaire mondial (Pam-Bénin) et le Fonds des Nations-Unies pour l’enfance (Unicef-Bénin) resserrent leurs liens de partenariat. Ceci à travers la  signature  d’un mémorandum d’entente  le mercredi 12 août 2021 à Cotonou. C’était entre le représentant résident du Pam au Bénin, Guy Adoua et la représentante résidente de  l’Unicef  au Bénin  Djanabou Mahondé.

Victorin Fassinou

 Le Programme alimentaire mondial (Pam-Bénin) et le Fonds des Nations-Unies pour l’enfance (Unicef-Bénin) ont décidé de ne plus agir en rangs dispersés mais en synergie dans les zones communes d’intervention. A travers le mémorandum d’entente qu’ils viennent de signer, les deux agences du Système des Nations-Unies (Snu) entendent fédérer leurs efforts pour plus d’efficacité  dans les communes vulnérables dans lesquelles, elles interviennent. L’objectif général du partenariat entre le Pam et l’Unicef au Bénin est d’assurer plus d’efficacité et d’efficience dans le cadre de l’exécution de leurs programmes réguliers et des interventions en situation d’urgences, notamment dans les domaines de la sécurité alimentaire et de la nutrition, de l’éducation, de la santé et de l’hygiène scolaires (y compris l’accès à l’eau),  de la protection de l’enfant et de la protection sociale, de la résilience et de la santé maternelle, infantile et des adolescentes. En effet, pour le Pam-Bénin et l’Unicef-Bénin, la volonté et les efforts affirmés du gouvernement d’améliorer le secteur social, notamment la sécurité alimentaire, la nutrition, la santé, l’éducation, l’eau, l’assainissement et la protection sociale pour l’atteinte d’un développement humain et économique durable du pays, requièrent l’existence d’une dynamique multisectorielle forte qui permettra de continuer les actions, à travers des stratégies adaptées aux réalités du pays. Ce nouveau partenariat assorti d’un Plan d’actions concrètes est pour plus accompagner le gouvernement  dans le  domaine de la nutrition, de l’éducation et de la protection sociale.  Il est prévu pour s’étendre de juillet 2021 à décembre 2023. La signature de ce  mémorandum d’entente a eu lieu entre le  représentant résident du Pam au Bénin, Guy  Adoua et la représentante résidente de  l’Unicef  au Bénin  Djanabou Mahondé.

Faire de ce nouveau partenariat, d’une réussite

Dans son mot,  Guy  Adoua revenant sur les objectifs de ce nouveau partenariat,   précise que  « la volonté de travailler en synergie existe; il est question en ce moment d’aller vers des actions concrètes sur le terrain. Le  Pam et l’Unicef disposent ensemble de ressources techniques nécessaires pour apporter l’accompagnement nécessaire dont le Gouvernement a besoin dans la réalisation de ses ambitions ».  Pour Djanabou Mahonde,« il est impératif, pour le Pam et l’Unicef  de renforcer les stratégies, d’identifier de nouvelles pistes de collaboration, mettre en place une stratégie commune de plaidoyer autour des interventions, faire les choses différemment cette fois-ci ». Tour à tour, les deux chefs d’agence, ont rassuré qu’ils sont prêts et disponibles pour faire de ce nouveau partenariat, d’une réussite pour le bien de la population béninoise.

Les localités cibles du nouveau mariage

Huit communes sont concernées par ce nouveau partenariat. Il s’agit de Karimama et de  Malanville dans le département de l’Alibori et de Zakpota dans le Zou. Ces trois communes sont des communes correspondantes à la zone de convergence des agences du Système des Nations-Unies (Snu) au Bénin. Il y a aussi, les communes les plus vulnérables de l’Atacora où les deux agences interviennent. Il s’agit de Boukoumbé, de Toucountouna, de Natitingou, de Tanguiéta et de  Materi. Six domaines sont prévus pour être impactés dans ce partenariat. Il s’agit de la  nutrition,  de l’éducation, de la protection des enfants, de la protection sociale et résilience  et des  urgences.

L’éducation

  • Le Pam et l’Unicef travailleront ensemble pour contribuer à améliorer l’accès et le maintien des enfants (filles, garçons) à l’école jusqu’à l’achèvement de l’enseignement primaire, ainsi que la qualité de l’éducation à travers une approche intégrée (qualité de l’enseignement, l’alimentation scolaire, l’éducation nutritionnelle, la supplémentation en micronutriments, le déparasitage, l’eau, l’hygiène et l’assainissement, etc.) ;

  • Le Pam et l’Unicef collaboreront pour l’amélioration de l’éducation des filles et des enfants marginalisés par la création d’environnement favorable (le renforcement de la participation des femmes et des filles, le développement et la mise en œuvre des approches communautaires inclusives, la mise en place des espaces enfance pour l’encadrement des enfants de 3-5 ans dans le but de l’autonomisation des femmes-mères et des filles-mères, la santé sexuelle et de la reproduction, etc.) ;

  • Les deux agences conjugueront leurs efforts pour générer et partager des évidences (études, données statistiques, analyse du secteur, etc.) et mener un plaidoyer stratégique pour une gestion efficace et efficiente des investissements en faveur du système éducatif ;

  • Le Pam et l’Unicef travailleront conjointement pour le renforcement de capacités de la partie nationale en vue de l’amélioration du système éducatif.

 

 

La Protection sociale et résilience

  • Le Pam et l’Unicef vont identifier les « building blocks » complémentaires pour promouvoir la résilience des communautés au Bénin, établir des filets de sécurité sociale prévisibles et durables pour répondre aux besoins fondamentaux des personnes les plus vulnérables ;

  • Les deux agences s’associeront pour élaborer, développer et mettre en œuvre des projets conjoints de longue durée pour renforcer la résilience des communautés et des ménages vulnérables;

  • Les deux agences travailleront en étroite collaboration pour appuyer conjointement le gouvernement du Bénin à : (i) la mise en place des systèmes de protection sociale sensibles aux chocs ; (ii) la conception et l’opérationnalisation d’un programme de filets sociaux sensibles aux chocs, adapté aux enfants et sensible au genre.

 

 

La Nutrition

  • Le Pam et l’Unicef travailleront ensemble pour renforcer l’approche intégrée de la prévention du retard de croissance notamment pendant la fenêtre d’opportunité des «1000 jours », à travers l’amélioration de l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant ainsi que les interventions de nutrition à base communautaire à fort impact sur le changement de comportement et l’amélioration des pratiques alimentaires ;

  • Les deux agences collaboreront pour renforcer les actions conjointes dans le cadre de la malnutrition aigüe chez les enfants de moins de 5 ans, les adolescentes, ainsi que chez les femmes enceintes et celles allaitantes ;

  • Le Pam et l’Unicef travailleront ensemble pour renforcer les capacités du gouvernement au niveau national et local dans les systèmes de santé, alimentaires, Wash et protection sociale pour leur apport spécifique et/ou sensible à la nutrition.

Les  urgences

  • Les deux agences développeront des plans de contingence des interventions, l’acquisition et le pré positionnement des intrants essentiels, le suivi du statut nutritionnel des populations exposées et/ou affectées et la mitigation de l’impact des urgences ;

  • Le Pam et l’Unicef développeront des actions spécifiques dans les domaines de la nutrition, l’alimentation scolaire, l’éducation et la protection en situation d’urgence.

La Protection de l’enfant

  • Le Pam et l’Unicef vont travailler ensemble pour promouvoir des interventions conjointes visant à améliorer la protection des enfants en milieu scolaire à travers la mise en place des mécanismes de protection (enregistrement des faits d’état civil, accès aux soins de santé pour les victimes de violence et d’abus à l’école, promotion de l’autonomisation et l’éducation des adolescentes, prévention du mariage des enfants, etc.) ;

  • Les deux agences engageront la collaboration pour la promotion des droits des adolescentes vulnérables à travers un soutien à leur éducation sur la prévention des Vbg dans les écoles et la communication pour le dialogue social pour l’affirmation de normes sociales positives. La prise en charge des victimes des Vbg dans les communautés autour des écoles constituerait également une priorité ;

  • Le Pam et l’Unicef vont renforcer les capacités des adolescentes et adolescents sur les compétences de vie courante, l’autoprotection contre toutes formes de violences, la santé sexuelle et reproductive (hygiène des menstrues, etc.).

Les participants à cette signature

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