L’université de Parakou a enregistré un nouveau Docteur en Médecine Générale depuis mercredi, 24 novembre 2021. Madame Ginette Doriane Ahodehou a défendu avec brio son thème sur « Les infections urinaires dans l’unité d’urologie au Chud-Borgou/Atacora ».  Elle a reçu les félicitations du jury. C’était dans la salle Enatse à l’Université de Parakou.

Le jury composé d’éminents professeurs a jugé très pertinent le thème choisi par l’impétrante Ginette Doriane Ahodehou. Ce qui lui a d’ailleurs valu une mention très honorable avec félicitations du jury. En effet, en défendant sa thèse, elle a justifié que l’Infection Urinaire (U.N) est l’ensemble des manifestations cliniques et biologiques liées à une colonisation anormale du tractus urinaire par des germes pathogènes. Et l’Ecbu permet de faire le diagnostic en identifiant le germe uropathogène et sa sensibilité aux Atb. En optant pour ce thème qui apporte un plus dans le monde scientifique béninois, Ginette Doriane Ahodehou a décidé de mettre en lumière les aspects épidémiologique, clinique et bactériologique de l’I.U dans l’unité d’urologie au Chud-Borgou/Atacora. Le résumé de son thème en est d’ailleurs illustratif. Elle a suivi une démarche méthodologique en partant d’une étude prospective à visée descriptive et analytique qui s’est déroulée sur une période de 30 mois, allant du 1er  janvier 2019 au 30 juin 2021. Il faut préciser que  tous les patients suivis ont été inclus et ont réalisé un ECBU avec des données qui ont été analysées par Epi Info version 3.6. Il en résulte donc que la prévalence de l’I.U est de 39,5%. L’âge moyen est de 52,3 ans. Plus d’un patient sur deux portent un cathéter urinaire lors du prélèvement urinaire. L’Infection Urinaire (I.U) est à risque de complication chez 63%. Les Bgn représentent 86% des germes isolés avec E. coli (43,3%) et Klebsiella (21,4%) comme les plus représentés. Les Bmr représentent 70,2% de l’échantillon. Les souches d’Ecoli sont sensibles au meropeneme (97,6%), tazobactam (90,9%), imipenème (88,2%), fosfomycine (83,3%), nitrofurantoine (80%). Les Klebsiella sont plus sensibles à l’imipenème (100%), au meropeneme (70,6%) et à la fosfomycine (62,5%). L’infection à BMR (p= 0,01) est corrélée à la prise antérieure d’antibiotique. Il existe un lien statistiquement significatif entre la sensibilité du germe isolé à la ciprofloxacine et l’âge du patient (p = 0,04), l’infection à BMR (p =0,0000) et le port de cathéters urinaires (p = 0,02).  L’impétrante, dans sa conclusion, a souligné que l’I.U est fréquente en urologie et touche les patients de plus de 50 ans porteurs d’une sonde vésicale. L’émergence des BMR est dangereuse et nécessite une rationalisation de l’usage des ATB, a-t-elle indiqué. Soulignons pour finir que le jury, composé du professeur titulaire d’anesthésie-réanimation, Blaise Adelin Tchaou, du Maître de conférences agrégé de chirurgie générale, Bio Tamou Sambo et, du professeur Titulaire de chirurgie viscérale, le Dr Alexandre Salako Allodé, qui en est d’ailleurs le président lui a décerné une mention très honorable avec ses félicitations.

Junior fatongninougbo

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