Les populations continuent de célébrer la rencontre de reddition de compte avec le président de la République.  A Lokossa, Houéyogbé, Agbangnizoun, Abomey, Djidja, l’accueil a été merveilleux et chaleureux.  A chacune de ces étapes, le Chef de l’Etat n’a pas manqué de dire certaines vérités. Aussi, les efforts fournis par le gouvernement de la Rupture depuis 2016, ont été appréciés par les populations. Pour ces dernières, Talon demeure la solution pour faire sortir complètement le Bénin de l’ornière.

Comé, Une lune de miel appelée à se prolonger

 

Pour le compte de la onzième journée de sa tournée de reddition de compte dans les communes, le Chef de l’Etat, Monsieur Patrice Talon, était en début de soirée de ce jeudi 26 novembre 2020 à Comé. Une étape qui, sans aucun doute, confirme l’engouement que suscite le déplacement du Chef de l’Etat. Comé et ses fils, responsables politico-administratifs, ont fait les choses en grand.

 

Une mobilisation des grands jours. Une assistance à l’écoute, buvant les paroles d’un Président Talon détendu et très émerveillé par l’ambiance conviviale qui régnait. Le Chef de l’Etat, très en verve a démontré à son auditoire comment les espoirs placés en lui en 2016 n’ont pas été déçus. Mieux, le chantre du Nouveau Départ a retrouvé le costume de Pédagogue et de coach d’économie familiale pour expliquer les options prises pour l’essor du Bénin. Morceaux choisis. Il prend l’exemple d’un individu nouvellement recruté avec un bon salaire. S’il fait le choix de la dolce vita, brûle son argent par les deux bouts à travers des sorties mondaines, du champagne et autres, il risque de finir sa vie sans assurer l’avenir de ses enfants; commence le Président Patrice Talon mais si au contraire,  prenant conscience de ses manques et priorités, il va faire des épargnes, cherche à construire, à régler ses problèmes de survie, il pourra après, seulement commencer à s’offrir des vacances, à agrémenter ses repas de vin, s’il aime cela, détaille le Chef de l’Etat. Il ramène cet exemple au cas du Bénin en arguant : « Nous avons commencé à serrer la ceinture pour construire nos routes, l’eau, avoir de l’énergie électrique et offrir des repas chauds à nos écoliers. Et nous pouvons constater que ce pays n’est plus le même. »  » Il y a un temps où il faut satisfaire les besoins fondamentaux de base. C’est le moment d’utiliser notre argent pour faire ces choses » , déclare le Président Talon en conclusion de son argumentation sous des applaudissements. Comé est conquis au point où chaque pan du développement du Président déclenche des ovations.

Mais fidèle à sa stratégie et son mode de fonctionnement, le Chef de l’Etat ne s’est pas laissé griser par cette communion avec l’assistance. Franc et direct, il évoque les domaines dans lesquels c’est encore difficile du point de vue des investissements et des réalisations. Et juste après, il demande à Comé d’être rassuré que si peu de choses a été fait en dehors du Stade Omnisports, son tour vient pour les réalisations plus remarquables.

Le Président s’est a nouveau montré fier de ses concitoyens au point d’avouer : « La transformation en si peu de temps est si remarquable et spectaculaire que si je n’étais pas déjà Béninois, j’allais demander à renaître au Bénin. »  fait dire que s’il n’était pas beninois, il demanderait à Dieu de le faire naître au Bénin ».
Une modestie que le Roi de Comé a voulu relativiser dans sa prise de parole pour signifier que le Bénin qui change doit beaucoup au courage et à la détermination du Président Talon et de son équipe.

Une équipe gouvernementale dont Comé attend encore beaucoup. Au nombre de ces doléances, on peut citer :  Asphaltage, dragage du lac ahémé et valorisation de ses berges, doter la traversée de Comé longue de 4km de lampadaires solaires, l’implantation d’une unité industrielle pour la création d’emplois au profit des jeunes, la promotion des cadres de Comé qui est la plus peuplée des communes de la 17ème circonscription électorale, et le bitumage de la voie qui mène au lycée agricole de la ville.

Commune visionnaire, Lokossa salue les succès de la Rupture

Ce vendredi 27 novembre 2020, Lokossa, la cité de l’espérance retrouve en cette matinée son champion presque 5 ans après son sacre. Lokossa en joie, Lokossa reconnaissante d’être choisie parmi les communes retenues pour cet exercice de reddition de compte de la gouvernance Talon. Lokossa également fière de ne s’être pas trompée dans son choix. En effet, c’est la seule commune du Mono-Couffo qui a plébiscité le candidat Talon dès le premier tour de la présidentielle de 2016
Ainsi, il y a eu, ce vendredi matin, une présence massive des populations le long du parcours dès l’entrée de la ville jusqu’à l’IUT où se tiennent les échanges directs. Lokossa impatiente mais Lokossa fière et convaincue que le New deal en cours comble les attentes.Ainsi, appelé à souhaiter la bienvenue à la délégation présidentielle, le maire de la commune, Monsieur Gervais Hounkpè, a témoigné de   l’ampleur des oeuvres entreprises par ce régime pour le bonheur des citoyens. Il souligne que de mémoire d’homme, il n’a jamais vu autant de méthode et d’audace dans l’action publique. Le maire Gervais Houénou a fait le tour des réalisations. Bien qu’il estime qu’il serait fastidieux de faire l’inventaire des réalisations en un quinquennat, il a jugé important de mettre en lumière quelques-unes qui ont impacté particulièrement. Le programme Asphaltage avec 13 km de rues déjà pavées ou bitumées dont certaines sont déjà éclairées, et 20 km supplémentaires annoncés. Le maire a salué l’ouverture de nouvelles voies dont Lokossa-Ouèdèmè-Aplahoué. Ce tronçon est  annonciateur de perspectives inespérées de développement puisque cette route conduit aussi au lac des hippopotames. Le règlement de la crise qui a secoué les CAR et URCAR et qui a permis la relance de la coopérative de Ouin-Agamé est l’un des points positifs indélébiles du bilan du Chef de l’Etat sur la commune de Lokossa.
Ce bilan, cependant, est loin de satisfaire l’hôte de la Cité de l’espérance. Le Président Patrice Talon modère en effet l’enthousiasme du maire en reconnaissant que les réalisations à Lokossa ne sont pas encore à la hauteur de tout ce qui se construit à l’échelle de l’ensemble du territoire. Mieux, à cette destination, le Président de la République a montré beaucoup d’empathie. C’est un Président qui a démontré qu’il est bien au parfum des réalités qui a tenu en haleine le corps social de Lokossa, venu faire l’évaluation de l’action publique avec lui. Le Chef de l’Etat a révélé qu’il n’est pas insensible aux cris de ses concitoyens. Au contraire, ça le touche et il exprime sa sensibilité, le mal qu’il ressent et vit avec son peuple. Il reconnaît que le confort individuel qui se vit au détriment de notre progrès collectif peut paraître utile mais compromet le développement du pays. Il reprécise sa conviction. Faire changer de paradigme, amener l’homme Béninois travailleur, valeureux et estimé à l’extérieur à mettre ce talent au service de son pays. Et c’est le pari qu’il a pris il y a 5 ans. « Et la solution, ce sont les réformes », réaffirme le Président de la République. Devant une assistance qui écoute religieusement et qui, par moments, applaudit à tout rompre, le Président Patrice Talon explique que ce qui permet à un homme de s’épanouir et d’exprimer son potentiel, ce sont les investissements de base : eau, énergie, école, route, santé… Mais malgré cette peine, il affiche sa fierté puisque, dit-il, c’est la voie du développement, le sacrifice à faire pour changer d’avenir et ne plus ressasser les mêmes doléances devenues entre-temps comme un rituel. Il affiche sa fierté de voir le Bénin réussir, de voir que les efforts commencent à générer des résultats probants. Ce dont il est fier.
« Depuis 5 ans, nous avons pris à bras le corps nos problèmes et nous les réglons progressivement » , soutient le Chef de l’Etat qui vole ensuite au secours des responsables qui ne font plus de libéralités à leurs parents et amis et demande aux populations de les comprendre. Ils sont devenus ainsi pas parce qu’ils sont pingres mais parce que les temps ont changé, démontre le chantre de la rupture avant d’exhorter les populations à les encourager dans ce sens.
L’étape de Lokossa a pris fin avec l’expression de quelques doléances dont l’équipement et le fonctionnement du Lycée technique de la ville qui ne l’est, selon le représentant des jeunes, que de nom car les cours sont dispensés dans l’école publique de Guinkomey.
Près de 3 heures d’échanges et le monde qui s’est déplacé vers l’IUT de Lokossa n’a rien perdu de sa ferveur. Lokossa tient encore debout. Lokossa veut poursuivre l’aventure pour davantage de réussite.

Agbangnizoun clame « Ecce homo »

La 13ème journée du périple d’échanges directs avec ses concitoyens et de reddition de compte initié par le Chef de l’Etat, est comme celle de la restauration de la dignité des communes qui se sentent en marge de la solidarité nationale et donc oubliées par la République. Ce samedi 28 novembre 2020, le cortège présidentiel met le cap sur Agbangnizoun, après la séance à Djidja. Une quarantaine de kilomètres à parcourir. Là bas, l’effervescence monte déjà. La mobilisation prend de l’ampleur et tout le monde rallie la mairie de la localité où doit se tenir la séance. Agbangnizoun vit un moment exceptionnel et personne ne veut se faire  compter cet événement, à la limite, inédit.
Approché pour nous indiquer où nous soulager d’une urine en attente, un vigile préposé à la surveillance d’un bâtiment administratif qui jouxte l’hôtel de ville, l’air ailleurs, nous répond : « Je suis seul ici. Tout le monde est là-bas. Ils sont partis accueillir le Président Talon. Moi, je ne peux pas. Est-ce que ces choses arrivent souvent ici », s’interroge-t-il, tournant fébrilement le bouton d’un transistor qui a quand même vécu. Soudain, un peu rassuré alors qu’il tombait sur la fréquence qu’il recherchait, le « gardien » pointe du doigt un espace et dit : « ne vous gênez pas. Allez dans les herbes là-bas ». En effet, les échanges sont retransmis en direct sur les radios locales qui couvrent les zones parcourues afin de permettre à ceux qui n’auraient pas pu faire le déplacement de vivre en direct et de ne rien rater de la séance.

C’est l’ambiance qui régnait sur la terre hospitalière des antilopes ce samedi dans l’attente du Chef de l’Etat. Tout le monde veut entendre mais surtout voir l’homme qui, comme le disent presque les 73 mille habitants de cette cité, leur a « lavé la honte ». Et le maire de la commune va extérioriser ce sentiment dans son mot de bienvenue lorsqu’il dit que Agbangnizoun, la terre hospitalière des antilopes, a retrouvé le sourire depuis 2016 car jusque-là, elle se sentait presque oubliée par la République. Il félicite le Président Patrice Talon de tenir ses promesses de campagne. Chose qu’il juge rare et le remercie de les avoir sortis de l’oubli à Agbangnizoun. Et pour cause, cette commune est prise en compte dans le PAG 2016-2021 qui se déploie. A en croire le maire, Agbangnizoun passe de l’ombre à la lumière et vit une nouvelle ère de son histoire grâce aux nombreux chantiers ouverts et qui l’impactent. Il énumère les travaux d’aménagement et de bitumage des routes Toffo-Lalo-Agbangnizoun-Abomey-Djidja, Toffo-Lalo-Abomey-Bohicon-Zogbodomey, le programme de renforcement du système d’alimentation en eau potable du plateau d’Abomey qui dessert la commune et l’achèvement des travaux du marché du chef-lieu de la commune abandonnés depuis 2011. Cette cité a également été dotée de 3 unités de commissariat d’arrondissement au cours de ce quinquennat.

Ce bilan jugé élogieux par beaucoup de natifs de cette commune reste très modeste selon le Président de la République qui tempère dès l’entame de ses propos : « Je connais bien Agbangnizoun . Les circonstances ont fait perdre espoir à tout le monde et elle ne croyait plus en rien du tout. C’est vrai que pour venir ici, on draine moins de poussière » allusion faite au chantier routier en cours. Le Chef de l’Etat face aux nombreuses doléances exprimées assure que Agbangnizoun n’attendra pas 10 ans avant d’avoir son stade omnisports. « C’est déjà acquis, c’est programmé », confie-t-il avant d’ajouter que  Agbangnizoun aura progressivement ce qui lui manque.
Invitant l’auditoire à voir globalement les progrès accomplis ensemble depuis 5 ans pour nourrir l’espoir que les préoccupations locales ont de grandes chances d’être réglées au regard de la dynamique en cours, le Chef de l’Etat avoue que c’est difficile mais c’est la mission des dirigeants, de construire le pays. « Personne ne viendra le faire à notre place si nous voulons laisser en héritage quelque chose de digne » a-t-il souligné. Le Président a également expliqué à l’assistance que dans les secteurs de la santé et de l’éducation, les résultats sont moins probants, moins perceptibles mais les jalons sont posés. Et de conclure : « le bilan est bon même si nous n’avons pas tout réglé ».

Agbangnizoun a encore beaucoup de préoccupations mais la cité des antilopes est convaincue que la marche enclenchée par le Président Talon est salutaire et au terme de la séance, elle entend peser de tout son poids pour que la dynamique se poursuive. Pour cela, elle sait pouvoir compter encore sur l’homme.

 

Pour son essor, Houéyogbé fait confiance à Patrice Talon

Au bord de la route nationale Comé-Lokossa, au niveau de Sè, se trouve le réceptif hôtelier qui accueille l’exercice de reddition de compte entamé par le Chef de l’Etat. L’espace grouille de monde en cette fin de matinée du vendredi 27 novembre 2020. Ce n’est pas un ballet de vacanciers ou de personnes venues se prélasser le temps d’un week end. Une foule impressionnante de femmes, enfants, vieux et jeunes se presse à l’entrée. Quelques pas à l’intérieur, une animation entretenue par différents groupes folkloriques. Un peu à l’écart de cette effervescence, deux dames d’un âge certain discutent. Leur conversation tourne autour de l’arrivée imminente du Président Patrice Talon. On pouvait déduire de la discussion menée en saxwè, l’une des langues locales, la préoccupation de l’une des deux dames. Elle justifie son déplacement : « je sais qu’au cours de ce mandat, ici, nous n’avons pas pu avoir grand-chose mais je voulais voir le président, je voulais qu’il nous voie nombreux et qu’il sache que nous comptons sur lui et qu’il n’a pas le droit de nous décevoir. Nous aussi, nous voulons ce que les gens montrent à la télé ». A la question de savoir comment elle pense pouvoir transmettre ce message, elle réagit : « lui-même sait et notre maire va le lui rappeler. »

 

Et ça n’a pas raté.

Dans son mot de bienvenue, le maire de Houeyogbé, Cyriaque Domingo, a d’entrée placé tout son espoir dans ce passage du PR. Il pousse un cri de détresse : « Houeyogbé se sent orphelin, pas de ministre, même les DG natifs d’ici sont éphémères. Les sollicitations pèsent sur moi » . Ce cri de coeur, c’est aussi la motivation de ce groupe de femmes. Ayant appris la visite du Président de la République, ces femmes sont sortie en plein midi avec des lampions pour aller à sa rencontre et pour qu’il les soulage. Et pourtant la commune de Houéyogbé a bénéficié de programme d’alimentation en eau potable, de cantines scolaires; ses femmes commencent à être impactées par le micro crédit Alafia. Le maire Cyriaque Domingue conscient que le chemin vers un développement durable est long et difficile a souligné quelques soucis majeurs de sa commune : 3 grands marchés, besoin de pavage, la construction d’un stade pour lequel la mairie a déjà réservé un domaine de 5 ha. Cette commune se voit bien être inscrite dans le lot de celles bénéficiant du projet asphaltage. L’énergie électrique doit être renforcée dans les 80 villages de la commune qui souhaite une valorisation de ses sites touristiques et historiques, une richesse dont elle veut profiter. Des souffrances auxquelles le Président Patrice Talon n’est pas resté indifférent. Prenant appui sur les chantiers ouverts partout dans le pays le Chef de l’Etat rassure les uns et les autres : « Houeyogbe est déjà prise en charge par le Bénin. Chacun d’entre nous est déjà pris en compte par le Bénin pour ce que nous avons démontré en 5 ans. On a déjà transformé le pays. Le reste, c’est la continuité. ». Le président Patrice Talon, artisan infatigable d’un Bénin nouveau a été plus précis lorsqu’il déclare : « Les 5 ans à venir seront pour Houeyogbe la concrétisation de tout ce qui n’est pas encore visible. Monsieur le maire, vous allez moins souffrir ». Un engagement en lequel croit le maire qui justifie qu’il connaît le Président en privé et qu’il tient toujours ses promesses. Même son de cloche de la part de la représentante des femmes de la commune. Elle affirme que les Béninois ont désormais peur de toucher au bien public. Signe que ce quinquennat a changé quelque chose. Ces femmes souhaitent aussi l’intervention de la première dame. Séduites par ses actions, elles veulent que madame Claudine Talon vienne à leur secours pour réhabiliter les centres de santé de Sè complètement démunis. Elles voient ses actions ailleurs. La réponse du Chef de l’Etat a été prompte. Déjà acquis à cette cause,  il prend l’engagement d’être leur porte-parole auprès de la 1ère dame et de la fondation Claudine Talon. Autre motif de satisfaction, c’est l’éclaircie  dans l’implantation d’une industrie d’exploitation et de commercialisation de pierres ornementales qui prendra en compte le sable de verrerie de Houéyogbé. Les populations sont rassurées, des lendemains meilleurs sont garantis pour leur commune.

Les gages de Talon à Djidja

Djidja, commune occupant 41,6% de la superficie du département du Zou, grenier de ce département peut se targuer d’être un des greniers agricoles du Sud Bénin. Mais Djidja est restée longtemps enclavée tant y accéder était difficile compte tenu de l’état des voies. Et l’éclaircie est venue du gouvernement du Nouveau Départ.
C’est cette place donnée à cette commune nourricière mais déshéritée et dépourvue de tout que les forces vives sont venues saluer en réservant un accueil chaleureux au président Talon.
Nous sommes au 13ème jour de la tournée nationale. Et Djidja ouvre le bal de la reddition de compte présidentielle dans le département du Zou. Le soleil ardent déjà très tôt ce samedi 28 novembre 2020 a peut-être encore un effet stimulant sur la foule. A sa descente de voiture au centre des jeunes et des loisirs, le Chef de l’Etat a dû s’arrêter quelques minutes pour suivre une animation d’un groupe de femmes parées de pagne blanc noué à la poitrine, le torse tatoué en kaolin, qui exécutent un chant du terroir fon l’encourageant.
Un accueil qui traduit les deux sens que le maire de la commune, Dénis Glégbéto, assigne à cette visite : dialoguer avec ses concitoyens sur l’état de la nation pour une participation citoyenne et évaluer la réalisation du Programme d’Action du Gouvernement et son impact sur les populations. A ce titre, et sans ambages, le maire a fait remarquer que les résultats du PAG sont éloquents et palpables en peu de temps. Un tel résultat n’est possible qu’avec le leadership d’un dirigeant doté d’une intelligence politique et économique avec un programme ambitieux qu’incarne le Président Talon. Le maire de Djidja affiche sa foi en la capacité du Chef de l’Etat à aider Djidja et ses 150 mille habitants à prendre le train du développement car  malgré les atouts de cette terre propice à l’agriculture et dotée de ressources minières, le développement était encore un mirage. Cette marque de confiance s’inspire des travaux engagés au profit de la commune : augmentation des allocations Fadec, ce qui permet à la mairie de s’employer à améliorer l’accès aux services sociaux de base, travaux de bitumage de la route Abomey-Djidja avec la bretelle Mougnon-Bohicon. Ainsi, « On peut venir maintenant tchéké à Djidja en quittant Abomey et non plus emmitouflé dans la poussière », s’exclame le maire, soulagé. De même, la production record du coton impacte positivement les populations à Djidja sans oublier le programme de cantines scolaires qui soulage les parents et maintient les enfants à l’école.
Cette éclaircie n’a toutefois pas empêché le maire de Djidja d’étaler quelques doléances. Djidja attend encore le démarrage des routes : Djidja-Tchetti, Mougnon-Dan, Djidja-Gobè-Setto, Djidja-Wogbayé-Abomey, une usine d’égrenage de  coton, la construction d’un marché moderne, un lycée agricole afin de préparer un capital humain pour l’exploitation judicieuse des atouts agricoles de la commune et la construction d’un lycée technique puisque le Centre de formation de Zankanmè est encore embryonnaire, précise le maire Denis Glégbéto. Le tourisme étant un des axes forts du PAG, Djidja veut y apporter sa pierre. Le maire demande donc l’aménagement de certains sites touristiques pour la révélation de Djidja. Il a cité notamment la route de la résistance du roi Béhanzin et le ranch faunique de Setto. Enfin, il sollicite l’asphaltage de 10 km de voies dans Djidja centre et l’extension du réseau électrique pour beaucoup d’arrondissements.
« Nous ne sommes pas des damnés. Nous sommes des travailleurs et Djidja renaîtra », déclare avec conviction le Président Talon en réponse aux propos du maire, sous un tonnerre d’applaudissements. Le bilan présenté par le Chef de l’Etat, sa vision et les perspectives sont applaudies intensément. Le Chef de l’Etat a démontré que le Bénin marche inexorablement vers sa construction. Il dénonce le caractère alors éphémère de nos routes pour justifier l’option de son gouvernement de faire faire des routes durables pour n’avoir qu’à investir dans l’entretien pour des décennies. Il fait une conclusion partielle de son bilan pour rassurer les forces vives de Djidja : « Il est permis d’espérer que tout ce qui nous manque tant sera bientôt satisfait. Ce n’est pas un espoir. C’est déjà en route ».
L’agriculture a tenu une bonne place dans l’exposé du Président de la République à cette étape. « Le Bénin est déjà en train de devenir une puissance agricole grâce à la bravoure de nos producteurs. Nous sommes 1er producteur du coton et Djidja fait partie de cet exploit », encense le Président Talon. Il profite pour dévoiler l’ambitieux programme que son gouvernement déploie intégrant la mécanisation, la mise à dispisition de semences spécifiques, l’aménagement des vallées. Le Chef de l’Etat révèle que le nord de Djidja est propice aux noix de cajou et annonce que des aménagements seront faits en partenariat avec les collectivités. Des milliers d’hectares ont été identifiés et la culture du cajou sera promue en  compatibilité avec les cultures vivrières. « DJIDJA sera aussi riche » , soutient le Chef de l’Etat qui saisit l’opportunité pour parler des 100 milliards du FNDA pour appuyer les producteurs qui pourront avoir accès au crédit avec une garantie de 50 milliards de l’Etat.
Et parlant de dettes, le Président de la République est revenu sur sa maîtrise par son gouvernement et surtout clarifie à nouveau la position du Bénin sur le moratoire : Nous sommes un grand pays, une grande nation qui paie ses dettes. Le Bénin a levé sa voix contre le moratoire sollicité par certains pays pour repousser le paiement de leurs dettes en raison de la pandémie du Covid. Le Bénin a la capacité de tenir ses engagements et avoir accès à de nouveaux financements

Cette séance de reddition de compte a connu une adhésion totale des populations de Djidja qui sont convaincues qu’elles sont partie intégrante de la dynamique en cours.

source. Gouv.bj

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