Une amende de 2,5 millions et 60 mois d’emprisonnement dont trois fermes. Telle est la décision qu’a rendu le mardi 26 janvier 2021dans une affaire de trafic illicite d’ivoires d’éléphant qui implique 02 trafiquants. En effet, les faits remontent à décembre 2020. Les deux trafiquants ont été pris en flagrant délit avec 02 pointes d’ivoires d’éléphants. Cet animal sauvage étant une espèce intégralement protégée, les dispositions de la loi 2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin, ne permettent pas la détention de ses trophées. Selon l’article 100 de cette loi, « il est interdit de s’approprier les trophées des animaux intégralement et partiellement protégés trouvés morts ou tués pour cause de légitime défense … ».L’article 154 punit quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. Cet article informe que les contrevenants sont exposés à des amendes et des peines d’emprisonnement allant jusqu’à 5 ans, soit 60 mois. Il apparaît ainsi évident que ces individus ne peuvent échapper aux sanctions de la justice.Pour les activistes de la cause faunique, cette décision du tribunal de Parakou est la preuve que le Bénin est en phase avec la loi s’agissant de la lutte contre la criminalité faunique.Les animaux vivants dans leur milieu naturel, pour eux, est une richesse qui fait révéler le Bénin au reste du monde. C’est fort de cela que la lutte contre la criminalité faunique est l’affaire de tous. Chacun devrait apporter sa contribution pour la sauvegarde des espèces menacés d’extinction tels que l’éléphant. D’ailleurs, les activistes du réseau Eagle ont toujours leurs manches retroussées pour apporter leur appui technique pour la protection des espèces. Cette décision de la justice, d’après ces activistes, est un soutien de taille apporté au gouvernement qui ne cesse d’œuvrer pour la protection du patrimoine faunique du Bénin.
Victorin Fassinou