L’Union Progressiste et le Parti  du  Renouveau Démocratique se sont fusionnés  pour  former  un ensemble politique plus grand afin d’atteindre  des objectifs. De cette  fusion, des craintes sont nées  par rapport à sa longévité. Reçu  sur la Radio Sogema, l’ancien Maire d’Akpro-Missérété a apporté des éclaircissements pour situer  chacun sur la question.

Joseph-Martin Hounkpè

L’Union Progressiste le Renouveau vivra plus longtemps ! C’est du moins  la substance des propos de M.  Michel Bahou sur  la question de la survie du mariage  Up-Prd.  En effet, selon  l’ancien Maire d’Akpro-Missérété, le Parti du  Renouveau  Démocratique a suivi une démarche pédagogique avant  tout engagement. Plusieurs étapes ont été  franchies. « Avant toute fusion, nous, nous lisons bien les textes. La Den, le Bureau politique et le Conseil national ont tous autorisé le président Houngbédji à signer cet accord. Cela a été le même cas du côté de l’Up. Si ces démarches-là ne sont pas suivies, souffrez qu’un jour, chacun peut se retirer. Mais je vous dis qu’il a de protocole; si on le respecte, il n’y aura pas de problème », a-t-il martelé. L’assurance  que les deux parties  respectent les clauses  ne souffrira d’aucune insuffisance. Ainsi l’invité  de la  Radio Sogema a déclaré : « Ce qui est scellé, c’est pour longtemps ».En outre,  faire le  chemin ensemble avec l’Union  Progressiste n’émousse  pas l’ardeur des  militants de l’ancien parti de l’arc-en-ciel ;  ils en sont  plutôt ragaillardis. C’est dire que la remondata tant  clamée est toujours  d’actualité. M. Bahou a précisé  à ce niveau  que son parti auquel  il a appartenu pendant  plusieurs  décennies,  n’avait  jamais indiqué une quelconque procédure à suivre pour retrouver ses positions d’antan. Il  a ajouté : « Il n’y a pas un livre de procédure à suivre par rapport à la remontada. Toutes les stratégies peuvent nous amener à réaliser la remontada. Je vous ai dit que les finalités d’un parti politique, c’est de conquérir le pouvoir. Et vous pouvez faire de votre ennemi politique d’hier, votre ami d’aujourd’hui pour atteindre des objectifs. Donc, nous sommes tout droit sur la voie de la remontada ». Il faut  noter qu’il  n’a pas manqué  d’inviter certains hommes de droite à mieux comprendre  le fond  des textes afin  d’éviter de faire  des appréciations erronées sur  la fusion  Up-Prd. « La fusion est prévue à l’article  29 de  la loi N°2018-23 du 17 octobre 2018 portant Charte des partis politiques. On ne peut pas inventer ce qui n’est pas  inscrit dans la loi. Les démarches par rapport à la modification de logo ou de dénomination est prévue au niveau de cette loi », a-t-il cité pour faire taire  les commentaires qui  ne traduisent  aucune  pertinence. A l’en croire, ce qui s’est passé suit les normes. « La déclaration de fusion ouvre la voie pour que l’Up puisse remplir certaines formalités de transformations et de modifications auprès du ministère de l’intérieur. La charte des partis le précise », a-t-il renchéri.  Du coup,  Michel Bahou donne  la garantie au travail fait par un collège  d’hommes de droit.  Il a soutenu à cet effet qu’il serait difficile  de remettre en cause le travail mené par Me Adrien Houngbédji, docteur en droit depuis 55 ans, Me Joseph Djogbénou, professeur agrégé de droit, et Me Yves Edgar Monnou, émérite en droit. « Je crois en ces trois personnes et je sais qu’elles ne peuvent pas se tromper. Je n’ai pas d’inquiétude. L’Up va veiller à tout », a-t-il souligné. Rappelons que l’Union  Progressiste  le  Renouveau a déjà  reçu  son récépissé définitif  dans le cadre  de la reconstitution d’un  nouveau  parti  politique