La délégation burundaise dans le cadre de sa visite  d’étude du programme des cantines scolaires du Bénin est allée le samedi 12 juin 2021, découvrir,  le potentiel agricole de la vallée de l’Ouémé  et le travail de production locale qui se fait sur le site de  l’Esop,  l’un des partenaires du Programme alimentaire mondial (Pam)   en matière des cantines scolaires. Une visite qui  a permis à la délégation burundaise de mieux comprendre d’une part, la collaboration entre le Pam et les petits producteurs pour l’achat des vivres sur le marché local et d’autre part l’organisation au sein de ces producteurs.

Victorin Fassinou

L’une des  choses qui ont impressionné la délégation burundaise au Bénin a été la politique  de production locale  par le biais des cantines scolaires. Cette délégation a eu la chance de bien cerner cette réalité lors de leur descente sur le site  de  l’Entreprise de service et d’organisation des producteurs de la vallée (Esop)  de Dangbo. En effet, cette structure est l’un des partenaires du Programme alimentaire mondial (Pam) à qui le gouvernement béninois a confié la gestion des cantines scolaires. L’entreprise  travaille avec des coopératives de producteurs à la base et fait partie des fournisseurs locaux de riz au Pam pour le Pnasi.  Cette visite a permis à la délégation burundaise de découvrir les initiatives de productions agricoles qui tournent autour de la vallée de l’Ouémé. Elle a compris que le programme des cantines scolaires n’impacte pas que les enfants mais aussi les petits producteurs.  Le Programme alimentaire scolaire du Bénin  se veut intégrer, centrer sur la consommation des produits locaux et un stimulant pour la production agricole locale. La vision du gouvernement bien appropriée par le Pam est de parvenir à acheter l’entièreté des vivres pour les cantines scolaires sur le marché local. Ceci permettra de renforcer les petits producteurs à la base et de booster l’économie locale via donc les cantines scolaires. Il est question de faire de l’alimentation scolaire, un levier aussi de développement économique et social. A l’Esop, la délégation a découvert  tout un circuit de transformation de riz local qui entre dans le panier alimentaire des cantines scolaires. Elle a  appréhendé comment cette entreprise impacte les petits producteurs locaux en offrant des opportunités de financement, de renforcement de capacité et une garantie de marché d’écoulement pour stimuler la production locale de riz.  «Ce n’est pas seulement l’aspect nutrition qui nous intéresse mais aussi l’aspect production et développement de l’agriculture locale. Nous avons eu des explications suffisantes qui vont nous permettre d’améliorer l’organisation dans notre pays. Le Bénin est très avancé dans la promotion de la cantine scolaire   », a témoigné le ministre burundais de l’éducation nationale et de la recherche scientifique, Dr François Havyarimana  au terme de cette visite d’une partie de la  délégation de la première dame du Burundi Angeline Ndayubaya Ndayishimiye,  sur le  site de l’Esop.

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